22/02/2017

La NASA annonce une découverte majeure

nasa2202.jpgComme souvent avec la NASA, l’effet d’annonce est spectaculaire. Il y a 24 heures, l’agence promettait la révélation d’une découverte majeure lors d’une conférence de presse tenue aujourd’hui. Premières traces de vie ? Contacts du second ou troisième type ? Pas encore. Il s’agit cette fois de la découverte – grâce à la méthode usuelle des transits (baisses de luminosité d’une étoile lorsqu’un objet de type exoplanète passe devant elle) - d’un système abritant sept planètes, plus ou moins toutes de la taille de la Terre, orbitant autour d’une étoile naine nommée TRAPPIST-1. Ces sept exoplanètes ont également une taille très proche, ce qui peut sembler inhabituel. Trois d’entre elles pourraient abriter des océans liquides, ce qui les rapprocheraient encore plus des conditions terrestres, favorables à l’éclosion de la vie.

En d’autres termes, ce système est une cible idéale pour rechercher d’éventuelles traces de vie ailleurs. «Le Graal pour les astronomes», selon la très sérieuse ESO. «Une des plus grandes découvertes dans le domaine des planètes extrasolaires», d’après Didier Queloz, de l’Université de Genève, par ailleurs coauteur de l’étude publiée dans Nature révélant cette annonce de taille. Quant à la distance entre notre globe et l'étoile naine, elle est de 40 années lumière seulement. Très peu, certes, mais tout de même trop loin pour espérer une exploration physique dans un avenir proche ou lointain (faites le calcul, les puissances de dix ne vous décevront pas). Grâce au télescope spatial que lancera la NASA en 2018, le James Webb, les investigations pourront être plus poussées. Avec à la clé d’autres découvertes sans doute tout aussi majeures.

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18/02/2017

Berlin 2017: le retour d'un Ours d'or et de Wolverine

ana.jpgEn 2013, Calin Peter Netzer, cinéaste roumain, recevait l'Ours d'or pour Mère et fils, créant une sorte de surprise dans une Berlinale dont le souvenir demeure nébuleux. Il est de retour cette année avec Ana, mon amour, film d'amour âpre et tendu, composé d'une majorité de gros plans - on pense au Bergman de Scènes de la vie conjugale -, et emmené par deux comédiens, Mircea Postelnicu et Diana Cavallioti, qu'on se réjouit de revoir ailleurs. Seul défaut, le film traîne un peu en longueur et demanderait à être plus resserré. Mais sa structure narrative, avec un éclatement de la temporalité et des chronologies usuelles, fait du bien à un récit qui ne peut dès lors plus se contenter de jouer sur des ressorts diégétiques convenus.


logan.jpgPour Hugh Jackman, en revanche, la fatigue se fait sentir, au propre comme au figuré. Troisième et probablement dernier volet de la saga Wolverine, Jackman ayant déja fait savoir qu'il n'apparaîtrait plus dans ce rôle, Logan se déroule en 2029, et Wolverine, Logan pour le civil, jouit désormais d'une retraite dont le scénario va le faire sortir. James Mangold, qui joue la carte du film d'action et de super-héros standard, paraît s'accomplir de sa tâche avec un savoir-faire routinier dont il n'y a rien à penser. Devant sa caméra, comédiens et doublures font ce qu'ils peuvent, avec mention insuffisante pour la jeune Dafne Keen, fille de Logan, catapultée ici par on ne sait quel incompétent directeur de casting. La gamine doit au bas mot posséder une expression et demi. Nettement moins intéressant et distrayant que les deux premiers volets. Il s'agit du dixième volet de la franchise X-Men. Mais pas du dernier.

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17/02/2017

Berlin 2017 : Hong Sangsoo est-il trop discret?

beach.jpgHong Sangsoo en mode mineur. Comme toujours, en fait. Une jeune actrice qui se remet en question et traverse le champ en multipliant les questionnements avec ceux et celles qu'elles rencontrent. Rien n'oblige à trouver le personnage sympathique, et d'ailleurs il ne l'est pas vraiment. Rien n'oblige non plus à penser que ce que raconte le film est essentiel, et de fait, ça ne l'est pas. Petite musique apposée sur un métrage aux ambitions discrètes, nouvelle pièce d'un puzzle composant une géographie de l'intime dans la filmographie de son auteur, On the Beach at Night Alone, pierre supplémentaire dans l'oeuvre de Hong Sangsoo, métrage de l'entre-deux, ai-je envie d'ajouter, probablement tourné très vite, le précédent film du coréen ayant été montré en clôture du Festival tous Ecrans en novembre 2016 alors que l'antépénultième avait remporté le Léopard d'or à Locarno en 2015, souffre peut-être de cette précipitation. Peu probable qu'on en reparle au palmarès.


joaquim.jpgCet homme et son cheval en difficulté dans une rivière sont filmés par un Brésilien, Marcelo Gomes, dont on ne savait pas grand chose avant ce Joaquim concourant à Berlin. Film historique, reconstitution des désillusions d'une colonie portugaise dans le Brésil du XVIIIe siècle et dans le milieu violent des chercheurs d'or. Plutôt habile, très tenu, le film a le mérite de l'enseignement, mais ne révèle en aucun cas une patte de cinéaste. Le rapport au monde et à la nature ne se trouvent nullement transcendés par une caméra ne sachant trop où se poser, même si la rugosité de l'ensemble paraît juste. Peu probable qu'on en reparle tout court.

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