15/09/2016

Phénomène anormal autour d'une étoile lointaine : a-t-on trouvé une seconde sphère de Dyson?

dyson3.jpgL’intrigante étoile KIC 8462852 (1480 années-lumières de la Terre), parfois appelée étoile de Tabby, qui occupe les astrophysiciens depuis plus d’une année, et à laquelle j’ai déjà consacré plusieurs billets (dont celui-ci), expliquant en gros que les variations de luminosité brutales détectées autour d’elles ne semblent pas naturelles et pourraient même être causées par la présence d’une gigantesque structure de type sphère de Dyson (telle que celle représentée sur la vue d'artiste ci-contre), cette mystérieuse étoile, donc, n’est pas seule. Il y en a une autre, cette fois située à environ 400 années-lumières de la Terre, EPIC 204278916, qui semble encore plus étrange. Selon de récentes observations, sa luminosité a diminué de 65% en seulement 25 jours, avant que son activité ne redevienne normale. De telles fluctuations ne sont justement pas normales. Ce qui fait dire au très sérieux site news.com.au : «Have we found a second Dyson sphere» ? ("Avons-nous trouvé une seconde sphère de Dyson ?") Faute d’autres explications, cette séduisante hypothèse, qui laisse supposer l’intervention d’une technologie extraterrestre, reste de l’ordre du possible. Il y a forcément quelque chose de gigantesque qui s’interpose entre cette étoile et nous, comme entre l’étoile de Tabby et nous. Mais quoi ?

epic.jpeg

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14/09/2016

eLisa à la conquête des trous noirs supermassifs

trounoir.pngEn 2030, l’Agence spatiale européenne enverra eLisa dans l’espace, un instrument capable de sonder l’univers observable et qui devrait en permettre d’en savoir plus sur la fusion des trous noirs supermassifs. Ces fusions, fréquentes, surviennent lors de collisions entre galaxies. C’est même ainsi que les galaxies croissent. Or chaque galaxie contient en son cœur un trou noir supermassif dont la masse s’échelonne entre quelques millions et quelques milliards de masses solaires. Comme toutes les galaxies possèdent le leur, c’est aussi le cas de la nôtre, la Voie lactée (une vue d’artiste le représente dans l’image ci-dessus). On suppose que ces trous noirs croissent de pair avec leurs galaxies, les masses des deux étant liées d’une manière qu’on connaît encore mal. La fusion des trous noirs supermassifs génère par ailleurs de puissantes ondes gravitationnelles, telles que celles captées en février de cette année et prouvant la courbure de l’espace-temps que préconise la relativité d’Einstein (lire ici). Une nouvelle enrichie depuis d’un second signal analogue, plus faible que le précédent car plus lointain (1,4 milliard d’années lumières de la Terre), engendré par la fusion de deux autres trous noirs. Pour un détecteur terrestre, il est malheureusement impossible d’observer une bande de longueurs d’onde correspondant à ces ondes gravitationnelles. C’est là qu’interviendra eLisa. On sait qu’une fois entamée la fusion entre deux galaxies, leurs trous noirs respectifs mettent environ 10 millions d’années pour fusionner à leur tour. C’est notamment ce qu’eLisa devra confirmer.

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13/09/2016

Etrange signal venu de l'espace et hypothèse extraterrestre avancée (1)

signal.jpgUn «candidat SETI» - du nom du programme spatial mis en place dans les années 60 pour rechercher des signes d’intelligence extraterrestre et donc traquer les sons et signaux interstellaires - est un signal qui se démarque suffisamment des autres pour que l’hypothèse d’une émanation provenant d’une civilisation alien se profile. Début septembre, la NASA faisait état d’un tel signal, enregistré le 15 mai 2015 par un radiotélescope caucasien, en Russie, près de la frontière avec la Géorgie. Et sa signature est étroite, comme on peut le voir sur le graphique ci-dessus. Autrement dit, il ne s’assimile pas à ces bruits cosmiques naturels que provoquent pulsars, quasars ou gaz interstellaires. Selon l’institut SETI, les signaux à bande étroite sont en revanche la marque d’un émetteur volontairement construit. D’où l’hypothèse d’un signal émis par une civilisation extraterrestre de type I ou II (je donnerai suite à ce billet dans la semaine pour expliquer de quoi il s’agit). Mais attention, il s’agit d’une hypothèse parmi d’autres, et pas forcément de la plus évidente parmi celles qu’on peut émettre. Il est d’ailleurs possible que le signal soit en réalité causé par une interférence d'origine terrestre.

Mais au fait, d’où provient-il, ce singulier son ? D’une étoile située à 95 années-lumière, donc relativement proche à l’échelle de la galaxie, étoile baptisée du nom de HD 164595. Elle serait similaire à notre Soleil et aurait environ 6,3 milliards d’années. On sait également qu’autour de cette étoile gravite au moins une exoplanète qui boucle son orbite en 40 jours. Quant au signal lui-même, il a été émis en 1920, soit il y a près de cent ans. Voilà à peu près tout ce qu’on sait sur l’affaire. Une conférence de presse est prévue fin septembre lors du 67e Congrès international de l’astronautique à Guadalajara (Mexique), promettant des détails sur cette étoile HD 164595 dont la gamme de fréquence n’a pas encore été entièrement couverte par l’institut SETI. En attendant, je rappelle qu’un seul signal authentifié comme émanant d’une activité extraterrestre suffirait à infirmer le paradoxe de Fermi. Mais nous en sommes encore très très loin.

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