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  • Ils nous ont quittés en février 2019

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    ganz.jpggoretta.jpgLe mois de février aura passablement endeuillé le cinéma suisse avec les disparitions, à quatre jours d’écart, de Bruno Ganz (1) puis Claude Goretta (2). Stanley Donen (3) s’en est allé sur la pointe des pieds, déposant un voile noir sur un genre jamais démodé, la comédie musicale, dont il fut un représentant majeur sur grand écran. Côté acteurs et actrices, les nostalgies se croisent sans se ressembler lorsqu’on évoque Julie Adams (4) ou Jan-Michael Vincent (5), dont la déchéance fut terrible. Voici comme chaque mois la liste des principaux disparus dans le domaine du cinéma et de la culture.

    donen.jpgJulie ADAMS, actrice américaine (17 octobre 1926 - 3 février 2019).
    Chelo  ALONSO, actrice cubaine (10 avril 1933 - 20 février 2019).
    Gus BACKUS, chanteur américain (12 septembre 1937 - 21 février 2019).
    Mag BODARD, productrice française (3 janvier 1916 - 26 février 2019).
    Mario CHENART, auteur compositeur interprète québécois (aooût 1961 - 16 février 2019).
    Stanley DONEN, réalisateur américain (13 avril 1924 - 21 février 2019).
    Albert FINNEY, acteur britannique (9 mai 1936 - 7 février 2019).
    Pierrette FLEUTIAUX,  écrivaine française (9 octobre 1941 - 27 février 2019).
    Bruno GANZ, acteur suisse (22 mars 1941 - 16 février 2019).
    Claude GORETTA, cinéaste suisse (23 juin 1929 - 20 février 2019).
    Mark HOLLIS, chanteur américain, ex-membre de Talk Talk (4 janvier 1955 - 25 février 2019).
    Karl LAGERFELD, couturier allemand (10 septembre 1933 - 19 février 2019).
    Serge MERLIN, acteur français (29 décembre 1932 - 16 février 2019).
    Didier PAIN, acteur français (8 décembre 1947 - 10 février 2019).
    Peter TORK, musicien américain, ex-membre des Monkees (13 février 1942 - 21 février 2019).
    Tomi UNGERER, dessinateur français (28 novembre 1931 - 9 février 2019).
    Jan-Michael VINCENT, acteur américain (15 juillet 1945 - 10 février 2019).

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     Capture d’écran 2019-04-10 à 23.42.58.png

  • Ils nous ont quittés en janvier 2019

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    legrand.jpgMichel Legrand (1) était allé tutoyer Hollywood, glanant même quelques Oscars, s’imposant sur un continent souvent inaccessible pour les artistes français. Jonas Mekas (2) fit du journal intime filmé non pas seulement un manifeste mais un art. Le cinéma doit beaucoup à ces deux géants partis en janvier à trois jours d’intervalle. François Perrot (3) jouissait d’une popularité méritée, eu égard à son statut de second rôle, il est vrai dans moult films importants. Il fait lui aussi partie des artistes partis en ce début d’année. Voici comme chaque mois la liste des principaux, du moins dans les domaines du cinéma et de la culture. Notons entre autres le décès de la chanteuse yéyé Liz Brady (4), qui avait quitté la France pour le Québec à la fin des années 60, avant de s’installer en Floride où elle continua à chanter jusqu’à sa mort.

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    Pierre BARILLET, romancier français (24 août 1923 - 8 janvier 2019).
    Marcel AZZOLA, accordéoniste français (10 juillet 1927 - 21 janvier 2019).
    Liz BRADY, chanteuse française (5 janvier 1940 - 28 janvier 2019).
    Carol CHANNING, chanteuse et actrice américaine (31 janvier 1921 - 15 janvier 2019).
    Henry CHAPIER, journaliste de cinéma français (14 novembre 1933 - 27 janvier 2019).
    Janine GARRISSON, femme de lettres française (24 juin 1932 - 22 janvier 2019).
    Gaston HAUSTRATE, critique de cinéma français (5 janvier 1929 - 14 janvier 2019).
    Michel LEGRAND, musicien français (24 février 1932 - 26 janvier 2019).
    Dušan MAKAVEJEV, réalisateur yougoslave/serbe (13 octobre 1932 - 25 janvier 2019).
    Jonas MEKAS, réalisateur lituanien (24 décembre 1922 - 23 janvier 2019).
    Dick MILLER, acteur américain (25 décembre 1928 - 30 janvier 2019).
    François PERROT, acteur français (26 février 1924 - 20 janvier 2019).
    Jean REVILLARD, photographe suisse (22 septembre 1967 - 3 janvier 2019).
    Christine de RIVOYRE, écrivaine française (29 novembre 1921 - 3 janvier 2019).
    Jocelyne SAAB, réalisatrice libanaise (30 avril 1948 - 7 janvier 2019).
    Thierry SECHAN, parolier français (19 septembre 1949 - 9 janvier 2019).
    Andrew G. VAJNA, producteur hongro-américain (1er août 1944 - 20 janvier 2019).

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  • Berlinale 2019: "Synonymes", de main de maître

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    synonymes2.jpgsynonymes3.jpgDe son passé, (presque) rien ne filtrera. Et son présent commence par une image de nudité. Le dénuement d'un grand appartement vide, possiblement haussmannien, que Yoav trouve inoccupé et dans lequel il s'endort puis se douche, excité, avant de s'apercevoir qu'on lui a tout volé. L'homme est nu, frigorifié, se congèle dans une baignoire avant de trouver refuge chez un étrange jeune couple à l'étage au-dessus. Cette séquence introductive, menée avec rigueur et en silence, annonce que dans Synonymes, rien ne se déroulera tout à fait comme dans ces récits classiques où tout devrait être expliqué, justifié, commenté, analysé, décortiqué. Histoire d'un déracinement, d'une quête identitaire, d'une recherche de mots et de corps, le film se déroule dans un Paris comme vidé de sa substance. Notre héros y déambule dans un manteau très large, presque trop carré, et, de boulot en mission, sème les graines d'une sorte de jeu de pistes où la politique n'est plus qu'un vaste souvenir et où les sentiments forment une manière de rêve éveillé et tronqué. Synonymes est un film fascinant. Par sa construction, son sens de l'épure, et j'en passe. On y sent quelques influences - conscientes ou non cela n'importe guère - de Bresson, Rivette, à la rigueur Rohmer. On y emprunte le pas d'un personnage qui ne lâche rien, sinon des mots et des expressions qu'il trouve dans un dictionnaire acheté chez Gibert. On y subit la pluie ou la peur, et on y parcourt Paris sans savoir où l'on est ni où l'on va. La magie du cinéma opère et Nadav Lapid orchestre tout cela de main de maître. Avec un Tom Mercier impérial.
    Un mot sur La Paranza dei bambini de Claudio Giovannesi, affrontement d'ados napolitains qui font leur apprentissage de caïds dans un film mouvementé et frénétique mais un peu trop passe-partout. Et une interrogation sur la présence en concours d'une pénible croûte, Ich war zuhause, aber..., signé Angela Schanelec, dont le programme m'apprend que l'un ou l'autre de ses précédents films avait été montré à Locarno, ce dont je n'ai aucun souvenir, ce qui me paraît logique au vu du dernier en date qui commence déjà à me sortir de la mémoire tant il ne vaut rien.

    Lien permanent Catégories : Cinéma, Festival de Berlin 2019 0 commentaire