25/05/2016

Cannes 2016: la Quinzaine débarque à Genève

quinzaine.jpgUn film énigmatique, un homme et une femme, rien de plus, fragments d’une affiche arrachée sur fond bleu muraille piqué, tel était le visuel de l’affiche de la Quinzaine des Réalisateurs 2016. Riche en découvertes – j’ai envie de préciser : comme toujours – la prestigieuse section parallèle cannoise se rapproche de nous. Du 1er au 7 juin, elle installe ses quartiers comme chaque année au Grütli, avec une sélection de près des deux/tiers du programme et quelques invités. Le stimulant phénomène Ma vie de Courgette, de Claude Barras, révélation d'une sensibilité unique pour l'animation. Mean Dreams, surprenant film de genre imprégné de l’esprit indé signé Nathan Morlando, avec deux jeunes comédiens formidables. Les déchirements de Bérénice Bejo et Cédric Kahn dans le millimétré L’Economie du couple de Joachim Lafosse. Ou le splendide dernier opus de Marco Bellocchio, Fai bei sogni, qui revisite la nostalgie de l’enfance avec une grâce particulière et aurait d’ailleurs pu dignement figurer en compétition officielle. Voici pour ceux que j’ai pu visionner à Cannes et auxquels s’ajoutent neuf autres titres à découvrir sans modération.

Du 1er au 7 juin aux cinémas du Grütli.

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19/10/2015

L'affiche de "Star Wars - Le Réveil de la force" : un vaste fourre-tout et une absence révélatrice

starwars2.jpgCe graphisme, cette surcharge d'éléments et de couleurs, cette juxtaposition de personnages, presque tous dans une pose similaire, résultante d'une addition in fine triviale, tout ici rappelle en somme n'importe quelle affiche de SF, de série B ou A, peu importe. Un semblant d'effort suinte de l'utilisation des sabres laser, qui, combiné à un effet de symétrie dual aux dominantes rouge et bleu, suggère un contour géométrique intéressant, mais l'impression de vaste fourre-tout prédomine néanmoins. Dévoilée dimanche 18 octobre, cette première affiche de Star Wars - The Force Awakens (Star Wars - Le Réveil de la force), septième volet de la saga, est volontairement pauvre au niveau de sa diégèse. Il s'agit d'en dire le moins possible avant la sortie du film tout en distillant certaines infos au compte-gouttes, quitte à suggérer des pistes erronées. Côté personnages, loin de moi l'idée de faire l'inventaire de ceux qui y apparaissent - on reconnaît la princesse Leia, Han Solo, Kylo Ren, le général Hux, ainsi que les adorables R2D2 et C3PO -, mais on peut en revanche s'interroger sur celui qui n'y figure pas, à savoir Luke Skywalker. Et ça, c'est un élément dont la valeur diégétique est certaine. Cette absence suscite une interrogation, sans surprise abondamment commentée depuis hier sur les réseaux sociaux, et dont la réponse ne sera connue qu'à la vision du film. C'est donc par ce qu'elle ne contient pas que cette première affiche (contrairement aux précédentes de la saga, elle n'a pas été conçue par Drew Struzan) dit réellement quelque chose. Pour tout le reste, on baigne en territoire archi-connu, tout est balisé à l'extrême - y compris l'inexpressivité légendaire du monolithique Harrison Ford -, c'est-à-dire dans un marketing premier degré des plus prévisibles que les semaines à venir devraient se contenter de confirmer. 

Star Wars - The Force Awakens sera à l'affiche en salles le 19 décembre.

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11/05/2015

Festival de Cannes: Ingrid Bergman, un avant-goût d'immaculé

affiche.jpgIngrid Bergman. Dans quelques heures, son sourire illuminera la façade du Palais des Festivals et veillera sur la montée des marches qui auront lieu chaque soir (mais aussi la journée) du 13 au 24 mai. Ingrid Bergman, succédant à Marcello Mastroianni (en 2014), à Paul Newman et Joanne Woodward enlacés (2013), à Marilyn Monroe (2012). De grands disparus se suivent ainsi chaque année. L'affiche donne le ton. Annonce la couleur. Immaculée. D'un blanc presque aveuglant. Au point d'occuper la quasi totalité du cadre. Ingrid au sommet, là où l'interprète de chefs d'oeuvre de Roberto Rossellini - Stromboli, Voyage en Italie, pour n'en citer que deux -, la star renonçant à Hollywood par amour et par choix, malgré un Oscar pour Gaslight de Cukor, autre pic de sa carrière (elle aura une seconde statuette en 1957 pour l'insipide Anastasia d'Anatole Litvak, puis une troisième en 1975, de meilleur second rôle cette fois, pour Le Crime de l'Orient-Express de Lumet), l'actrice préférant Jean Renoir à Sam Wood, aura toujours été. Elle annonce la couleur, disais-je. D'un festival peut-être placé sous le signe de la femme. Agnès Varda en Palme d'honneur, Sabine Azéma présidant le jury de la Caméra d'or, Isabella Rossellini (fille d'Ingrid et de Roberto) celui d'Un certain regard, Valérie Donzelli et Maïwenn en compétition, et je m'en tiendrai là pour aujourd'hui. La douceur du visage d'Ingrid Bergman devrait porter chance au festival. Elle nous observera toute la quinzaine.

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