29/10/2014

Dans "Balade entre les tombes", des références inconscientes. Ou pas...

tombstones.jpgNous sommes ici sur le toit d'un immeuble. Les bâtiments se détachant à l'arrière-plan l'indiquent clairement. Il fait gris, le temps est maussade, peut-être automnal, comme le suggère la veste que porte l'homme sur la gauche. Ce dernier (on a reconnu Liam Neeson) regarde un point hors-champ, mais visiblement pas dans le vide. Juste derrière lui, une immense cage, un pigeonnier, occupe la moitié de l'image. L'homme lui tourne le dos. Le contraste est relativement frappant. Emprisonnement d'un côté, liberté de l'autre. Généralement, les oiseaux squattant les toits sont libres. Pas ici. Le cadrage des grilles de fer de leur cage renforce même ce sentiment de claustration. birds.jpgQuelque part, l'ensemble paraît être un clin d'oeil, sans doute involontaire, aux Oiseaux d'Hithcock (photo ci-contre). Mais que présage cette quiétude? La vision de Balade entre les tombes (A Walk Among the Tombstones) de Scott Frank, polar nullement déplaisant mais au final très standard, n'y répond que partiellement. Enfin, notons que la tranquillité et l'harmonie de l'image sont brisées par un détail pour le moins curieux. Derrière Liam Neeson se détache une structure verte, probablement une cheminée d'usine (on aperçoit des volutes flotter juste au-dessus). A travers la profondeur de champ, celle-ci a tout à coup l'air de surgir de sa nuque, comme une excroissance. L'effet est sans doute délibéré, et le réalisateur aurait pu l'éviter en déplaçant son comédien de quelques pas ou en changeant son angle de prise de vues. Et peut-être que là-aussi, Scott Frank se réfère aux Oiseaux d'Hitchcock, dans lequel le vert joue un rôle important (exemple le manteau de Tippi Hedren ci-dessus). Mais ce n'est après tout qu'une interprétation parfaitement subjective.

Balade entre les tombes est actuellement à l'affiche en salles.

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