15/12/2014

A Sydney, l'angoisse derrière une vitre de chocolatier

sydney.jpgIl n'y a pas de sens caché(s) dans cette image. Juste le reflet d'une tragédie survenue la nuit dernière - de jour pour ce côté de la planète - à Sydney (Australie) et abondamment commentée par des médias rompus à l'usage du conditionnel présent. Pas de sens caché mais des juxtapositions. Côte à côte, ou plutôt l'un au-dessus de l'autre, on peut lire, de bas en haut:

1) L'une des expressions les plus connues du monde, de celles qu'on souhaite imperturbablement chaque année le jour de Noël, et même durant tout le mois.

2) Le nom d'une célèbre famille de chocolatiers suisse dont le commerce éponyme existe depuis 1845 et dont le siège social se situe à Kilchberg, commune du canton de Zurich.

3) Des mots en arabe, à demi-visibles en bas d'une banderole. Il s'agit de la shahada, profession de foi musulmane, comme on l'apprendra peu après.

Des deux femmes (prises en otages) derrière la vitre, on voit à peine les visages, cachés à la fois par la banderole et par l'angle de prise de vues. C'est par ce seul biais, ces visages à demi-masqués, les yeux mi-clos, et ces mains appuyées (désespérément) contre la vitre, que l'horreur et l'angoisse peuvent se dessiner. C'est peu, et, au-delà des entrechocs sémantiques que peut suggérer ce cliché, cela devrait suffire, même si je ne suis hélas pas sûr que cette image, hors-contexte et dans quelques mois, ait autant de lisibilité qu'aujourd'hui.

A 19 heures 42 (15 décembre 2014), on apprenait que la prise d'otages avait fait au moins trois morts et quatre blessés.

20:32 Publié dans Rétrospective 2014 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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