25/03/2015

"Electroboy" doesn't cry

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electro3.jpgElectroboy hier, Florian Burkhardt aujourd'hui. Une quinzaine d'années environ séparent ces deux images. Presque une vie. Top model, il rêvait d'être une star. Reconverti dans l'électro, il s'est fait un pseudo. L'artiste est polyvalent, l'homme multi-angoissé. Des crises d'angoisse l'ont même conduit durant plusieurs mois dans un institut psychiatrique de Zurich. Aujourd'hui, tout cela est derrière. Florian Burkhardt, loin du bruit et du tumulte, vit à Berlin, reclus dans un appartement qu'il ne quitte guère, sinon pour aller promener son chien. C'est là que Marcel Gisler l'a retrouvé, pour une série d'entretiens qui forment la sève d'Electroboy, tout premier documentaire du cinéaste, d'ailleurs récompensé par un Quartz il y a une quinzaine de jours.

Cinéma et psychothérapie, portrait en creux et analyse d'un anti-héros narcissique. Film de montage, de dialogues et d'écoute. Des paroles, des situations, des retrouvailles familiales imprévues, un homme qui se regarde, se dérobe de temps à autre, sourit et se confie. De l'ambiguïté et de la confusion, un peu de grande Histoire, beaucoup d'histoires personnelles. Un face à face dont on ne se lasse guère, un métrage qui parvient à surprendre, un personnage attachant et culte, un metteur en scène attentif. Un film qui tombe juste au bon moment.

Electroboy est actuellement à l'affiche en salles.

16:39 Publié dans Cinéma, Festival de Locarno 2014 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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