18/04/2015

"Le Plein de super", la liberté d'une époque

plein-de-super.jpgIls étaient quatre amis, quatre acteurs, quatre coscénaristes. De gauche à droite, Etienne Chicot, Xavier Saint-Macary (décédé en 1988), Patrick Bouchitey et Bernard Crombey. Le Plein de super d'Alain Cavalier est le seul film qui les réunit tous. Hasard ou coïncidence, il fut produit en 1976 par Danièle Delorme et Yves Robert, "spécialistes" des films de potes (Un éléphant, ça trompe énormément, Nous irons tous au paradis). Par la suite, chacun des quatre comparses fut amené soit à retravailler avec Cavalier, soit à se retrouver impliqué dans un projet avec l'un ou l'autre du groupe. Le Plein de super, road movie dont j'ai peu de souvenirs - sinon celui d'un film entre documentaire et fiction où souffle un vent de liberté et où on ne porte pas forcément les cheveux longs malgré l'époque, une oeuvre un peu bricolée et naturaliste, sympathique faute d'être majeure, inspirée appris-je plus tard de la propre vie de ses protagonistes - marquait alors le retour d'Alain Cavalier après huit ans d'éloignement du cinéma. Peut-être avec le désir de se radicaliser et de s'éloigner du système en tournant avec une équipe réduite, sans vedettes. Ses films suivant le confirmeront, et à partir de Thérèse, en 1986, son travail prendra encore une autre dimension. Le Plein de super a-t-il vieilli ou s'est-il bonifié avec le temps? Il faudra le vérifier lundi soir.

Le Plein de super sera projeté lundi 20 avril à 20 heures au cinéma du Grütli, dans le cadre du cycle "Alain Cavalier - le cinéma en vie" du Ciné-club universitaire.

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