21/05/2015

Audiard en mode atypique, Hou Hsiao-hsien en mode épuré, Gaspar Noé en mode beauf

Dheepan_0.jpgCet homme, Jesuthasan Antonythasan, est le héros très discret de Dheepan, le nouveau Jacques Audiard. L'histoire d'un guerrier tamoule ayant demandé l'asile politique en France et qui se retrouve gardien d'immeuble en banlieue parisienne avec une femme et une petite fille embarquées avec lui mais qu'il ne connaît pas. Un film sans pathos ni volonté de dénonciation qui donne à voir plusieurs réalités qui coexistent. Résultat tout à fait honorable, même si le film, atypique pour son auteur, m'a personnellement moins emballé qu'Un prophète du même Audiard, primé ici en 2009.

-assassin-hou-hsiao-hsien.jpgLa splendeur plastique, qu'on peut entrevoir sur cette image, de The Assassin de Hou Hsiao-Hsien, rappelle à quel point son auteur taïwanais est un maître en la matière. Chaque plan procède de l'épure, chaque séquence semble ciselée. Le film narre l'odyssée d'une justicière initiée aux arts martiaux et se déroule dans la Chine du IXe siècle. Même si on est davantage captivé par les cadrages que par ce qu'ils racontent, le film, par son parti-pris esthétique, devrait apparaître au palmarès.

loveaffiche.jpgProgrammé en séance spéciale à minuit, le dernier Gaspar Noé, Love, conte une histoire d'amour entrecoupée de vraies scènes pornographiques. D'où le parfum de soufre qui soufflait avant sa présentation à Cannes. Au vu du résultat, le soufflé retombe vite. Gaspar Noé se prend les pieds dans de faux fantasmes qui le ravalent au rang de beauf émoustillé par le sexe. Franchement sans intérêt.

17:50 Publié dans Cinéma, Festival de Cannes 2015 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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