08/06/2015

"L'Ombre des femmes", le regard d'un cinéaste

ombre.jpgDeux femmes, un homme. Trois personnes l'une derrière l'autre. Trois regards qui ne se croisent pas. Trois expressions faciales qui ne se rejoignent pas. Ici de la joie, là de la mélancolie, ailleurs peut-être des regrets. Des sentiments qui se mêlent, se chevauchent, se contredisent. Le flux de la vie et des relations ordinaires entre hommes et femmes. Soit l'essence du cinéma de Philippe Garrel. Un cinéma au millimètre, une seule prise par plan, des comédiens qui répètent jusqu'à la perfection, et un noir et blanc que le grain de la pellicule (autre exigence du cinéaste) sublime par un savant dosage de contrastes entre ombres et lumières. Le grain n'est pourtant pas visible sur ce visuel travaillé qui sert d'illustration à l'affiche de L'Ombre des femmes. Mais il témoigne du dispositif, de cette méticulosité dans la mise en scène, qui sont aussi le propre du cinéma de Garrel.

L'Ombre des femmes est en ce moment à l'affiche aux Cinémas du Grutli

17:36 Publié dans Cinéma, Festival de Cannes 2015 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Ce titre L'Ombre des femme inversé les Femmes de l'ombre.

Une jeune femme avait de merveilleux cheveux blonds.
Nous l'appelions Abeille.
Abeille gardant pour elle, confié à une ou deux, un secret douloureux, tracassant: ses cheveux ne repoussaient plus.

Apparences...

Écrit par : Myriam Belakovsky | 09/06/2015

Les commentaires sont fermés.