30/07/2015

Dans "Vice-versa", des couleurs au service d'un script touffu

inside.jpgCouleurs et émotions. Les unes s'apparient avec les autres dans Inside Out, retitré Vice-versa en français. Rouge pour la colère, vert pour le dégoût, jaune pour la joie, violet pour la peur et bleu pour la tristesse. Une répartition nullement aléatoire qui va dans le sens pédagogique d'un scénario plongeant dans le cerveau d'une enfant lors de son passage à l'adolescence. Un scénario touffu et complexe, du moins pour le public visé (c'est-à-dire ni vous ni moi), et que cette image de synthèse traduit indirectement. Les cinq personnages principaux, syntagmes émotionnels qui se comportent comme des particules à l'intérieur du cerveau enfantin (le "Inside" du titre original), sont regroupés autour d'un tableau de bord, en proie à une panique que la convergence de leurs regards, exorbités ou froncés, reflète. Plus simplement, on ne sait pas ce qu'il faut regarder en premier sur ce dessin, ce sur quoi notre oeil de spectateur plus ou moins avisé achoppe avant tout le reste.

La multiplicité des couleurs et des émotions qui vont avec, la profondeur de champ d'un décor à trois niveaux - celui du tableau de bord, celui de la pièce où l'action se déroule, et celui du dehors (le "Out" du titre), qu'on aperçoit à travers des hublots arrondis -, l'incertitude concernant l'action en train de se jouer, tout concourt ici à brouiller les pistes. C'est précisément ces cohabitations de niveaux et degrés de lecture qui fondent tout l'intérêt d'Inside Out. Cosignée par Pete Docter et Ronnie Del Carmen, cette production Pixar, contrairement aux Minions (que j'aime aussi beaucoup, là n'est pas le problème), ne craint ni une certaine complexité ni les métaphores. Le tout sous une folie constante qui fait aussi le charme d'un film qui n'a aucune peine à se hisser au-dessus de la mêlée d'un genre trop souvent réduit à sa seule dimension de "cinéma pour enfants".

inside2.jpgInside Out (Vice-versa) est actuellement à l'affiche en salles.

21:16 Publié dans Cinéma, Festival de Cannes 2015 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

Commentaires

@Monsieur Gavillet il est vrai que les couleurs tous comme les lettre parlent d'elles mêmes.
J'ai remarqué après expériences personnelles que si j'étais trop souvent attirée et instinctivement par la couleur violet , une série de décès de parenté proche advenait dans les jours qui suivaient
Porter un habit de couleur jaune alors que cette couleur n'est pas celle qu'on préfère ceci peut être annonciateur d'un courrier ou d'une lettre remise par un facteur sympa
Quand aux lettres de l'alphabet on sait le P imbu de sa personnalité mais la lettre B synonyme de Février et des nouvelles contributions saura le faire revenir sur terre à temps
Les anciennes génération ont compris très vite que pour ce maintenir dans la course de la survie sur terre qui est aussi l' enfer il fallait très vite démolir les interdits pour concurrencer les classes les plus aisées qui elles n'en avaient rien à fiche ou secouer comme dirait un ancien
D'où de très nombreuses expériences personnelles et par tous et qui n'auront jamais été imposées à d'autres
les anciennes générations savaient s'auto immuniser contre la dictature
Très belle journée pour Vous Monsieur

Écrit par : lovejoie | 03/08/2015

Les commentaires sont fermés.