Bowie, ce corps qui venait d'ailleurs

Imprimer Pin it!

bowie.jpgUne photogénie impeccable. Sans doute le plus bel extraterrestre que le cinéma ait jamais enfanté. Filmer quelqu’un, homme ou femme, l’éclairer, le mettre en scène, c’est d’abord faire le choix d’un corps, d’une enveloppe, d’une présence, voire d’une âme lorsque c’est possible. Dans The Man Who Fell to Earth (L’Homme qui venait d’ailleurs, 1976, de Nicolas Roeg), Bowie était ce corps. Cette présence au-delà du réel que son statut de rock star semblait contredire. Cette enveloppe qui allait s’incarner le temps d’un rôle qui serait boudé par son public. Le cinéma, il y reviendrait pourtant périodiquement. Officier prussien dans le maudit Just a Gigolo de David Hemmings. Vampire immortel dans le glacial Les Prédateurs de Tony Scott. Officier détenu dans un camp japonais en 1942 dans le radical Furyo d’Oshima. Roi des Gobelins dans le décoratif Labyrinthe de Jim Henson. Ponce Pilate dans le décrié La Dernière Tentation du Christ de Scorsese. Andy Warhol himself dans le respectueux Basquiat de Julian Schnabel. Aucun de ces choix n’a l’air innocent. Parmi la petite vingtaine de films qu’il ait accepté, David Bowie semblait toujours privilégier les rôles lui permettant d’investir d’autres identités, d’autres corps, d’autres ego. Au cinéma, il n’était surtout pas lui-même. Et en même temps, cette accumulation, ce travestissement, c’était lui aussi. Irréductible et paradoxal. Bowie apparaît pour la dernière fois dans un film en 2008. Dans Bandslam de Todd Graff, fiction musicale dont je n’ai aucun souvenir (et pour cause, ne l’ayant jamais vue). La bande-son inclut un standard du Velvet, Femme fatale, et l’un de ses tubes de 1974, Rebel Rebel. Dans ce film, il tient son propre rôle (probablement durant quelques minutes). Et sans le savoir encore, dit adieu au cinéma.

Pour tout le reste, je laisse la parole aux spécialistes musicaux.

Lien permanent Catégories : Chanson, Cinéma, Hommages 13 commentaires

Commentaires

  • Encore un nouvel hommage...quel début d'année!

    Pour allier musique et cinéma:

    https://www.youtube.com/watch?v=M66eX6FaaI8

  • Le plus bel hommage à ce jour, merci

  • Le plus bel hommage à ce jour, merci

  • Oublié le rôle d'agent qu'il tient dans Twin Peaks Fire Walk With Me, il disparaît dans l'électricité.

  • Bravo pour cet hommage, curieusement bien isolé dans la blogosphère de la tdg.

    Un artiste de cette trempe méritait bien quelques lignes

  • Magnifique hommage, merci pour ce bel article.

  • Savoir qu'ici vous faites hommages à Bowie adepte de la théorie de la race aryenne pour lui également dite suprême

    selon vos mots: " Sans doute le plus bel extraterrestre que le cinéma ait jamais enfanté. "

  • no. ce type a vécu non seulement en parasitant tout environnement d'artistes plus créatifs que vrp, mais sur le fuel que lui procurait tout pouvoir de ses abus sexuels sur mineurs, sous drogues

    le pire de Bowie reste son attrait pour tout pouvoir supérieur, dont Hitler, Bowie est resté persuadé d'appartenir à une race supérieure, aryenne voire mieux: le but de ses designs

  • Pascal Gavillet, vous avez modifié mon post - ce qui n'est pas acceptable

    non, je ne soutiens en aucun cas que Bowie soit un extraterrestre,

    bien au contraire: je soutiens que Bowie a su plagier et profiter de tous artistes vivant dans son environnement

  • Pascal Gavillet, vous avez totalement tronqué et modifié mon post

    - cela est inacceptable!

  • nothing but pure bullshit: "Sans doute le plus bel extraterrestre que le cinéma ait jamais enfanté"

    votre hommage reste vôtre, n'a rien d'artistique et n'a rien à voir avec ce qu'ont vécu dans leur vie ces filles mineures victimes des viols de ce connard

    & ça, j'achète pas et ne lui pardonne pas, à ce dandy à la moije

  • nothing but pure bullshit: "Sans doute le plus bel extraterrestre que le cinéma ait jamais enfanté"

    votre hommage reste vôtre, n'a rien d'artistique et n'a rien à voir avec ce qu'ont vécu dans leur vie ces filles mineures victimes des viols de ce connard

    & ça, j'achète pas et ne lui pardonne pas, à ce dandy à la moije

Les commentaires sont fermés.