15/02/2016

Berlinale 2016: on meurt à Sarajevo puis on se sacrifie à Berlin

sarajevo.jpgLa gravité annoncée dans ce plan de Mort à Sarajevo, nouvelle contribution de Danis Tanovic à la compétition berlinoise, qui avait fait bonne impression ici même en 2013 avec La Femme du ferrailleur, est en partie illusoire. Car pour évoquer des événements dramatiques, à travers la préparation de la commémoration des 100 ans de l’assassinat de l’archiduc François Ferdinand à Sarajevo, Tanovic transite par le film choral et une gestion de l’ironie bienvenue. Ce ballet entre plusieurs personnages - dont Jacques Weber dans un rôle de comédien venu jouer un discours - tous reliés par l’imminence d’une catastrophe, combine une certaine légèreté à quelque chose de plus profond et à un discours politique dont le film fait souvent l’économie, ce qui me réjouit. Rien de révolutionnaire dans la mise en scène, mais une utilisation judicieuse des différents espaces (contigus) à disposition. Plus un bon applaudimètre ici, ce qui ne veut, je vous l’accorde, strictement rien dire.

alone.jpgLe pauvre Daniel Brühl a l’air d’avoir des soucis dans cette image d’Alone in Berlin, adaptation d’un best-seller réalisée par le comédien Vincent Perez, dont ce n’est pas la première incursion derrière la caméra. Ce portrait d’un couple d’Allemands déçus par le comportement d’Hitler et prêts à entrer dans une forme de résistance est filmé de manière trop impersonnelle pour avoir une chance de se détacher. Cela malgré Emma Thompson, malgré Daniel Brühl, malgré Brendan Gleeson. Peu mémorable au final. Le film a été partiellement sifflé, ce qui là non plus, ne veut rien dire du tout.

23:53 Publié dans Cinéma, Festival de Berlin 2016 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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