02/05/2016

Trois planètes potentiellement habitables ont été découvertes

trappist.jpegDepuis que les exoplanètes ont surgi du néant interstellaire, c’est-à-dire depuis que la communauté scientifique en a découvert une, puis deux, puis des centaines, et qu’elle s’est mise à les rechercher, à les inventorier, à les traquer et à les classer, le problème de leur habitabilité se pose. Pour qu’elles soient supposément habitables, ces exoplanètes doivent répondre à différents critères et présenter quelques similitudes avec la Terre, ne serait-ce que par leur proximité avec une étoile du type soleil. Ensuite, c’est affaire de statistiques et de probabilités, comme lorsqu’on se met à théoriser sur la possibilité de vie ailleurs dans l’univers, à coups d’équation de Drake ou de paradoxe de Fermi, sans vraiment répondre à une question dont la réponse n’est certainement pas négative. Chaque mois, la liste des exoplanètes s’enrichit. Une dépêche publiée ce 2 mai dans la toujours féconde revue Nature fait état de la découverte de trois planètes «potentiellement habitables». Selon des chercheurs belges, elles offrent la possibilité d’y trouver des traces chimiques de vie, en dehors du système solaire, cela va sans dire.

Elles se trouvent toutes trois en orbite autour d’une petite étoile, une naine ultra-froide baptisée TRAPPIST-1 (une vue d’artiste ci-dessus donne son échelle par rapport au soleil), située à environ 40 années-lumière de la terre, c’est-à-dire bien plus près que Kepler-452b, exoplanète la plus similaire à la Terre qu’on ait observé jusqu’alors. Cela dit, n’espérez pas qu’une sonde s’y pose un jour, il faudrait pour cela plusieurs milliers d’années terrestres. Mais cette proximité rend néanmoins ces trois planètes propices à des études atmosphériques détaillées susceptibles de nous en apprendre davantage. D’autant plus que la taille de ces trois exoplanètes est proche de celle de la Terre. Ce qui accrédite fortement leur degré d’habitabilité. Jusqu’alors, la quête d’exoplanètes dirigeait plutôt les scientifiques en direction d’étoiles plus massives, d’une taille comparable à celle du soleil. Les petites étoiles offrent donc un nouveau terrain de chasse, augmentant d’ailleurs les probabilités d’apparition de formes de vie ailleurs. D’ici cinq à dix ans, le télescope spatial James Webb, qui sera lancé en 2018, pourra sans doute nous en dire plus. On a hâte.

21:47 Publié dans Astrophysique, Sciences | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Passionnant, ce sujet, tel que vous le présentez, Pascal!

A propos de vie extraterrestre, vous avez certainement entendu parler de cet insecte aux propriétés telles que des scientifiques seraient prêts à lui attribuer une origine extraterrestre l’ayant fait arriver sur Terre par des comètes:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/04/21/ceci-n-est-pas-un-ours-mais.html

Alors, attendons que James Webb, le télescope dont faites mention dans votre sujet, nous en dise davantage, en effet!

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 02/05/2016

Merci de votre mot. Je suis en général sceptique sur le rôle des comètes dans la propagation de la vie, mais le thème revient périodiquement sur des sites et dépêches. Au plaisir de vous lire.

Écrit par : Pascal Gavillet | 03/05/2016

"Ce qui accrédite fortement leur degré d’habitabilité."

Patatras! Elles ne sont pas "habitables":

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2016/05/02/exoplanetes-pourquoi-les-planetes-entourant-l-etoile-naine-trappist-1-ne-sont-pas-habitables_4912388_1650684.html

Pour faire le buzz rien de tel que de prétendre qu'une planète est "habitable". Le fantasme de seulement penser que nous ne sommes pas seuls, l'obsession de vouloir trouver de la vie ailleurs...

Je pensais la revue "Nature" plus sérieuse.

Les tardigrades ne sont pas des "insectes".

Écrit par : Johann | 03/05/2016

Ce sont peut-être les illuminati qui ont apporté les tardigrades sur terre, en même temps que la recette des oursons Haribo.

Écrit par : Bababadalgharaghtakamminarronnkonnbronntonnerronntuonnthunntrovarrhounawnskawntoohoohoordenenthurnuk | 03/05/2016

40 années-lumière ! La proche banlieue en astronomie. En chiffres ronds, cela représente 400.000 milliards de km. Difficile dès lors de se représenter une telle distance.

Pour la rendre plus intelligible, il nous faudrait plus... d'un million d'années pour atteindre TRAPPIST-1 avec une de nos fusées qui parcourt 40.000 km/h.

Comme le dit Hubert Reeves, la lumière, avec sa vitesse de 300.000 km/sec nous apporte des nouvelles qui ne sont pas fraîches du tout.

Écrit par : Michel Sommer | 03/05/2016

Merci de votre réponse, Pascal.

Johann, vous avez raison et désolée de ce terme d’ « insecte » que j’ai employé ici à tort tandis que dans le sujet de mon blog cité, je mentionne bien du tardigrade qu’il s’agit d’un animal.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 03/05/2016

"Les tardigrades ne sont pas des "insectes" " ?

C'est quoi cette "science" qui l'a décrété, Johann ?

« Science » qui ne reconnaît aucune agilité, ni subtilité? Qui les méprise à défaut d'ignorer ?

"Science" qui pense d'avoir réussi à paramétrer le règne animal une fois pour toute, tout un monde d'une richesse et d'une complexité inouïes ? Mais d'autres systèmes de coordonnées ont aussi leur droit d’(co)exister, le votre étant basé essentiellement sur l'ensemble des couples des mots du grec ancien.

On est bien dans le vif du sujet, Johann. Les 40 ans années-lumière c'est de la théorie de la relativité restreinte, c'est impensable pour un mortel commun. Sans compter un mystère des origines de la vie qui s'y greffe.

Donc tout comme il existe une multitude des systèmes de coordonnées dans l'espace-temps de Minkowski, c'est pareil pour le monde animal.

Par exemple, dans les coordonnées pascaliennes, « l'homme n'est qu'un roseau », dans les autres plus métaphysiques encore , les coordonnées que j'ai imaginées en lisant « Writer's Journey » de Christopher Vogler, les tardigrades font partie de la famille des araignées qui, à son tour, font partie de la famille des abeilles, les dernières faisant partie des fourmis. Mais ce qui était le plus inattendu, époustouflant même, est que dans le plan B de ce scénario, les fourmis faisaient partie de la famille des tardigrades. Un véritable paradoxe des jumeaux - cancer !

Bon voyage d'affaires qui, je l'espère, ne va pas durer 40 années-lumières:-)

Écrit par : Vladimir Trofimov | 06/05/2016

"Les tardigrades ne sont pas des "insectes""

Mais lors, les Illuminati sont-ils des ouistitis ?

Écrit par : Bababadalgharaghtakamminarronnkonnbronntonnerronntuonnthunntrovarrhounawnskawntoohoohoordenenthurnuk | 06/05/2016

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