08/05/2016

Cannes, J - 3: une affiche en forme de miroir

affichehoriz.jpgLe Mépris. Jean-Luc Godard, Brigitte Bardot. JLG, BB. Michel Piccoli, Malaparte, Georges Delerue, Raoul Coutard, Jack Palance, Giorgia Moll. Et puis Fritz Lang, et Ulysse, et L’Odyssée d’Homère, et le cinémascope. Un chef d’œuvre pour une image. Ou plutôt la juxtaposition de différents photogrammes tirés du Mépris. Comme chaque année, l’affiche officielle du festival de Cannes tend un miroir à l’histoire du cinéma et s’en nourrit, digérant des références, ébauchant des ponts, des passerelles, des dialogues. La symbolique du Mépris, de ces marches qui semblent monter au firmament, de cet horizon sans fin, de cette mer plane, presque irréelle, tout cela renvoie à une mythologie cannoise qui ne cesse de capitaliser sur sa légende et sur un présent intangible, presque éphémère tant il dépend, fatalement, de tout ce qui l’a précédé. Au début du Mépris, on se souvient de cette citation : «Le cinéma substitue à notre regard un monde qui s’accorde à nos désirs.» On aimerait que son sens ne s’altère jamais. Dans trois jours, Michel Piccoli sera le premier à gravir les Marches du festival pour la cérémonie d’ouverture. Bouclant la boucle tout en posant la première syllabe d’un nouveau chapitre cannois.

afficheverti2.jpgL’affiche du 69e Festival de Cannes a été conçue par Herbé Chigioni et son graphiste Gilles Frappier.

22:54 Publié dans Cinéma, Festival de Cannes 2016 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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