10/06/2016

Euro 2016 : le scénario sera-t-il à la hauteur?

euro-2016.jpgOn parlera plus des Bleus que de l’attaquant vedette d’Irlande du Nord. Question de proximité avant tout. On n’évoquera (sans doute) plus le racisme supposé (et non avéré) de Deschamps, ni les ratiocinations de Benzema, qui grogne dans son coin à coups de tweets et d’interviews depuis l’annonce de sa non-sélection. On aura peur pour Petkovic et la Nati, en danger dès demain face à l’Albanie, et jamais à l’abri d’une mauvaise plaisanterie de départ. Les médias, surtout les télés, sortiront les grands moyens, dispositifs spéciaux, envoyés pas très spéciaux, commentateurs réalistes. On exhumera les analystes, les donneurs d’avis tout faits, les spécialistes, les experts, les invités décalés. On se clashera sur Twitter, partout ailleurs chacun se prendra pour un sélectionneur, si possible entre deux bières, on fera des paris perdus d’avance, on paninisera, on ressortira quelques clichés – une femme ne comprend rien au hors-jeu, en voilà un. Il y aura des penalty inexistants, des hors-jeu plus que litigieux, des sanctions injustes, des arrêts de jeu trop longs, des arbitres dégueulasses, des cartons jaune et rouge qui se perdent, et heureusement, des scénarios qui modifient le cours du match et son scénario, jamais écrit d’avance. Il y aura des blessés. Des forfaits. Des expulsions. Des grandes et petites équipes, l’Allemagne certainement au bout, l’Italie on ne sait pas, la Belgique en embuscade, la France, elle, s’y voit déjà. Bon, on ne s'emballe pas, vingt autres nations sont en lice.

Il sera question de sécurité, de risques d’attentats, mais aussi d’affrontements entre supporters lors des matchs classés à haut risque – dès demain soir, suivez mon regard, avec un Angleterre-Russie qui donne déjà des sueurs froides. Tout le monde ne parlera que de foot et ceux qui n’aiment pas (ils ont déjà prévenus, voire menacés d’unfollow) le feront aussi savoir, ne serait-ce que pour exister au cœur de la gloutonnerie de l’événement. Dès aujourd’hui, mon blog bascule lui aussi du côté obscur de la force pour se consacrer, sous une forme qui se définira en cours de route, à cet Euro 2016. Il n’y aura pas de réalisme, j’ai horreur de ça, mais de la partialité. Allez, rien n’est encore écrit. On se retrouve après France-Roumanie.

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