17/06/2016

Espagne-Turquie (3-0) : l'implacable machine à gagner et une poignée d'abrutis

espagne.jpgDans le calendrier glouton d’un Euro, les matchs se suivent sans vraiment se ressembler. Les yeux rivés sur les résultats, les équipes se dévoilent ou se perdent. Alors qu’une vingtaine de rencontres ont déjà eu lieu et que quelques équipes sont assurées d’aller plus loin, quelques constantes demeurent. La connerie des supporters, par exemple. Peu nuancés, ceux de la Turquie huent leur équipe, largement battue par l’Espagne, avant que leur presse locale ne se charge du reste (dès samedi, sans doute). Ceux de la Croatie perturbent le match que leur équipe est en train de gagner en jetant des fumigènes qui interrompent la partie, déstabilisent leurs joueurs, qui finissent par être rejoints au score par des Tchèques nettement inférieurs. L’UEFA a-t-elle prévu quelque chose pour sanctionner les cons ? Sans doute pas. C’est bien dommage, car ils s’invitent dans une actualité du foot – tout le monde en parle, y compris moi - d’où ils devraient être exclus à vie.

Retour aux matchs. En soirée, l’Espagne (savourant son triomphe ci-dessus) n’a laissé aucune chance à la Turquie. 3 à 0, buts de Morata, Nolito puis Morata pour le doublé, juste après le retour des vestiaires. Démonstration implacable, Espagne tout en puissance - il est vrai contre un adversaire faible -, qualification haut la main, et match plié dès la 50e minute. Même si la Turquie n’est pas encore mathématiquement éliminée, on voit mal comment elle pourrait passer le cap du premier tour. Dans le même groupe D, la République tchèque et la Croatie se sont quittées sur un score nul de 2 à 2, résultat qui ne reflète pas du tout l’état des forces en présence. Menant 2 à 0, la Croatie s’est fait remonter sur un but chanceux venu de nulle part (ou plutôt d’un coup de tête de Skoda, qui passait par là) avant que les Tchèques n’égalisent suite à un penalty, une main dans la surface qui n’a pas échappé à l’arbitre. Interrompu durant une dizaine de minutes par les fumigènes lancés par les connards dont je parlais plus haut, la rencontre s’est débridée sur la fin, avec un scénario non exempt de suspens et c’est tant mieux.

Plus tôt dans l’après-midi, l’Italie a dû attendre la 89e minute avant d’ouvrir le score grâce à Éder, «leur» Brésilien, permettant à son équipe de battre la Suède 1 à 0 et surtout de se qualifier pour les 8e de finale. Une action confuse dans la surface de réparation italienne, à la dernière minute, aurait pu offrir un penalty aux Suédois, qui crient encore au scandale. Sur la RTS2, Michel Pont estimait qu’il n’y avait pas matière à siffler. Je ne suis qu’à moitié d’accord. Mais pour ce groupe E, il faudra attendre demain pour faire le point sur les équipes et savoir qui risque d’être à son tour qualifié.

En attendant, je décerne un bon point à la RTS2 pour sa couverture (plateaux comme commentaires, site internet inclus) de l’événement, aussi agréable que pointue, et je le dis sans aucune réserve (ni enjeux, je ne les connais pas personnellement). Et un mauvais point au site Mytf1.fr, dont le Live-Ticker est particulièrement brouillon et peu pratique. D’autres bons et mauvais points dans les jours qui viennent, promis.

23:37 Publié dans Euro 2016, Football | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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