03/07/2016

Euro 2016, les quarts - 4. France-Islande (5-2) : l'odyssée islandaise prend fin

islande-jpg.jpgJ'aurais sans doute été plus inspiré si l’Islande avait gagné. J’aurais titré un truc du style «Viking power» ou pas loin. J’aurais acheté L’Equipe en salivant d’avance, tout en jetant un œil sur Twitter pour voir les supporters des Bleus retourner leurs vestes en bons chauvins de mauvaise foi. Mais voilà, l’exploit accompli face à l’Angleterre ne s’est pas réitéré. Sans parler de baudruche qui se dégonfle (expression journalistique vulgaire et totalement inappropriée prononcée par les commentateurs de la RTS2, et sans doute par d’autres), cette belle équipe islandaise ne concrétisera pas son rêve. La France sûrement, en revanche. Mais avant, il lui faudra quand même battre l’Allemagne en demi-finale. Et si les médias attendent un peu avant de ressortir le match légendaire du 8 juillet 1982 pour tenter des comparaisons – mais une légende ne se compare pas, point barre -, les vieux spectres ne vont pas tarder à resurgir.

Objectivement, les Bleus furent bons. En défense, en milieu de terrain, en attaque. Les stars ont marqué les unes après les autres. Giroud à la 12e, Pogba à la 20e (corner de Griezmann), Payet à la 43e (passe décisive de Griezmann), Griezmann à la 45e, rituel du léchage de soulier par Payet inclus. Tout cela avant la pause. Au retour des vestiaires, l’Islande n’a pas démérité. But de Sigthorsson à la 56e, puis de Bjarnason à la 84e. Dans cet intervalle, Giroud a signé un doublé à la 59e. Rien pour Gignac, qui a tout raté (sans surprise, ai-je envie de dire). Et honneur à cette Islande qui perd son quart de finale le sourire aux lèvres, est acclamée par ses supporters à la fin (photo), quitte l’Euro la tête haute, sans jamais renoncer à faire son jeu, avec cette générosité et cet engagement qui lui a valu, depuis sa victoire face à l’Angleterre, un tel courant de sympathie un peu partout. Le fait qu’elle offre un contrepoint salutaire à ce foot business qui reste le principal handicap des grandes compétitions y est sûrement aussi pour quelque chose. Grâce à cet état d’esprit, ce quart de finale, même s’il était plié avant la pause, a su rester plaisant et fair-play. Cela dit, aurait-on vu l’Islande en quart de finale sans un Euro à 24 équipes ? Dans la même logique, aurait-on retrouvé le Pays de Galles en demi finale ? Je ne sais pas. Peu importe, les grincheux et les aigris trouveront toujours à redire. Et ce débat-là ne m’intéresse pas.

Bref ! On connaît donc les affiches des demi-finales. M’est avis que le gagnant de l’Euro 2016 se trouve sur la seconde ligne.

Pays de Galles-Portugal (mercredi 6 juillet, 21 heures)

Allemagne-France (jeudi 7 juillet, 21 heures)

23:28 Publié dans Euro 2016, Football | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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