06/07/2016

Euro 2016, les demi - 1. Portugal-Pays de Galles (2-0) : le grand sommeil

bale.jpgRegarder le Portugal jouer et dormir. Oui, mais dans quel ordre ? Comme prévu, cette demi-finale n’a pas présenté un intérêt majeur et le favori est passé. Première mi-temps : rien. Coma général. Seconde mi-temps : but de Ronaldo, après un corner, à la 50; et but de Nani, avec passe décisive de Ronaldo (once again), à la 53e. Le Pays de Galles aura beau se démener, ensuite, on restera plus proche du 3-0 que du 2-1. Clairement dominé, hormis lors de brefs éclairs de lucidité et quelques tirs de Bale, toujours impressionnant, le Pays de Galles peut de toute façon être fier de s’être hissé jusqu’à une demi-finale pour la première fois de son histoire. Après, il n’y a plus de miracle. Juste des hasards et ce réalisme que je persiste à voir comme le grand ennemi du foot. Le Portugal, sans grand mérite, mais avec une défense plus organisée que son attaque (ce qui peut faire la différence), accède à une finale de l’Euro pour la deuxième fois. En 2004, il avait joué la Grèce et contre toute attente, s’était fait piéger 1 à 0 à l’issue d’une rencontre passablement ennuyeuse. Cette fois, il jouera soit l’Allemagne soit la France, on saura ça demain soir. Quant aux râleurs congénitaux (j’en fais partie, sur ce coup, et j’assume), rebaptisés gneu gneu sur Twitter – le Portugal accède aux huitièmes sans gagner gneu gneu, puis se retrouve en finale avec un jeu terne gneu gneu, il fait quoi Ronaldo gneu gneu? -, ils vont encore nous ressortir leur chapelet sur l’Euro à 24 équipes c’est pas bien, c’était mieux avant, plusieurs équipes n’avaient rien à faire là, bla bla éditorial qui meuble en partie les colonnes d’un grand quotidien français de sport. Restons plutôt sur cette belle image (introuvable à cette heure sur le net, je croyais qu’on y trouvait tout, pourtant) de Cristiano Ronaldo et Gareth Bale discutant juste après le coup de sifflet final. Tous deux jouent au Real Madrid et ne s’apprécient guère. L’espace d’un instant, les tensions ont pris la tangente. On aime, forcément. Allez, que ceux qui n’ont vu que le score final actionnent leurs klaxons, ça ne nous changera guère.

23:29 Publié dans Euro 2016, Football | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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