09/09/2016

Mostra de Venise 2016: Kusturica et Bellucci, couple de la quinzaine

milky-road.jpgEmir Kusturica et Monica Belluci. Mariés. Le couple est improbable. Dans une certaine mesure, le film aussi. Mais sans le son, l’image seule ne situe rien. Ou pas grand-chose. Depuis Promets-moi en 2007, et si l’on excepte la parenthèse documentaire Maradona en 2008, Kusturica n’avait rien tourné. Et on avait fini par oublier, un peu, cette hystérie qui lui sert de style, ce débordement constant de cris, de chants, de danses, d’animaux. Et dans On the Milky Road de fusillades, puisque le contexte de cette tragique histoire d’amour est la guerre des Balkans. Alors oui, le film réveille et secoue, mais saoule aussi très rapidement. Du foisonnement surgit la cacophonie, l’assourdissement, et ce trop plein de sens qui étouffe toute tentative de parabole dans l’œuf. Le style Kusturica devient caricature de lui-même, et cet excès ne prête que trop rarement à sourire.

THE-WOMAN-WHO-LEFT.jpgEnfin, l’ultime candidat au Lion d’or, The Man Who Left de Lav Diaz, est le seul que je n‘ai pu voir, ayant déjà quitté la Mostra. Mais après les presque neuf heures du précédent, A Lullaby to the Sorrowful Mystery, qui concourait à Berlin en février de cette année (mais quand trouve-t-il le temps de tourner tous ces plans ?), celui-ci a une durée de court-métrage avec seulement 226 minutes au compteur. On attendra l’intégrale en DVD pour voir si l’œuvre du cinéaste philippin tient la route.

22:19 Publié dans Cinéma, Mostra de Venise 2016 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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