17/10/2016

L'univers observable comporte dix fois plus de galaxies qu'on ne le supposait

Observable_universe.jpgAinsi donc il y aurait, dans l’univers observable, non pas entre 100 et 200 milliards de galaxies, mais 2000 milliards, et sans doute un peu plus. Communiqués et publiés il y a quelques jours par une équipe d’astronomes, ces résultats révèlent une marge d’erreur par rapport aux estimations qui faisaient foi jusqu’alors. Marge conséquente, il y a dix fois plus de galaxies que prévues dans l’univers observable. Grâce à Hubble, le télescope spatial, on peut recevoir aujourd’hui des émanations d’énergie (ondes radio, gravitationnelles ou gamma) venues directement du passé de l’univers. Plus celles-ci ont voyagé longtemps - à la vitesse de la lumière, s’entend -, et plus la longueur d’onde qui leur est associée se trouve dilatée par l’expansion de l’univers. En d’autres termes, la lumière des galaxies les plus lointaines est désormais dans l’infrarouge, voire au-delà, dans l’ultraviolet, autant de champs que Hubble peut capter.

Mais ces chiffres ne signifient pas que l’univers, dont la taille demeure inconnue, se compose hic et nunc de 2000 milliards de galaxies. On parle ici d’univers observable, représenté ci-dessus à l’échelle logarithmique (précision utile, il ne s’agit donc pas d’une carte). Autrement dit de galaxies dont les émanations ont eu le temps de nous parvenir depuis un peu plus de 10 milliards d’années. Peut-être plus nombreuses à cette époque, soit «juste» après la formation de l’univers (il y a 13,8 milliards d’années environ), certaines de ces galaxies ont évolué en fusionnant. Par analogie, lorsque vous observez un ciel nocturne bien dégagé, les étoiles que vous voyez n’existent pas forcément. Certaines d’entre elles sont mortes et seule leur lumière vous parvient. En astrophysique, observer un objet ne signifie pas qu’il existe encore mais seulement qu’il a existé dans un intervalle de temps T du passé. Et déterminer le nombre de galaxies qui ont existé permet d’en savoir plus sur l’histoire de l’univers.

22:06 Publié dans Astrophysique, Sciences | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Difficile de trouver un commentaire digne de ce genre d'information, sinon "Merveilleux !"

Écrit par : Mère-Grand | 18/10/2016

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P.S. Mon commentaire précédent pouvant être interprété, dans sa maladresse, comme ironique, j'aimerais ajouter qu'il ne l'est d'aucune manière. Je trouve simplement la réalité de l'Univers, tel que nous pouvons l'observer et le concevoir, digne d'émerveillement. Aucun besoin de rechercher ce sentiment dans un surnaturel quelconque.

Écrit par : Mère-Grand | 19/10/2016

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Pascal Gavillet,

"Certaines d’entre elles sont mortes et seule leur lumière vous parvient. En astrophysique, observer un objet ne signifie pas qu’il existe encore mais seulement qu’il a existé dans un intervalle de temps T du passé", écrivez-vous.

Je pense que l'absolue majorité des gens n'ont aucune compréhension intuitive concernant les notions et les principes de la relativité restreinte, théorie qui décrit un modèle expliquant "correctement", mais à un niveau très élevé d'abstraction, certains aspects et comportements du monde physique dans lequel nous somme immergés.

En particulier, la notion fondamentale du temps est quelques chose qui s'échappe facilement à toutes les considérations basées seulement sur des paradigmes de la physique théorique.

Je crois par exemple que l'approche originelle qu'Alain Connes exerce à l'égard du temps mériterait toute notre attention. Elle est très bien expliquée dans son propre livre de vulgarisation « Le Théâtre quantique »

http://www.slate.fr/life/73061/theatre-quantique-alain-connes-algebre-temps

Et je ne parle même pas des aspects purement philosophiques.

Un autre facteur -historique cette fois- qui dévierait la compréhension par la grande publique des phénomènes expliqués dans le cadre de la relativité restreinte, c'est, à mon avis, l’interprétation que lui donne Albert Einstein et qui occulte largement les travaux fondamentaux de Hendrik Lorentz et d'Henri Poincaré.

Écrit par : Vladimir Trofimov | 06/12/2016

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