15/02/2017

Berlin 2017 : le cercle des cinéastes rebattus

Dans les festivals, il y a des jours sans. Des jours où les films se traînent sans convaincre, où leur infériorité qualitative saute aux yeux, où ils ne méritent pas même qu'on leur consacre trop de place. En voici un.


return.JPGNina Foss et Stellan Skarsgard paraissent s'être égarés dans un roman photos tels que Nous deux continue à en publier. C'est pourtant des desseins plus ambitieux qui habitent Volker Schlöndorff dans Return to Montauk, qui dépeint six jours de la vie d'un écrivain revenant sur son passé lors d'un séjour à New York. Le réalisateur allemand évoque Max Frisch et offre quelques belles mais trop rares séquences à un Niels Arestrup qui est à peu près le seul à donner un peu d'intensité à ce qu'il fait.


Colo.jpgColo, de Teresa Villaverde, caricature de film de festival en prise avec la misère ambiante du monde, s'étire interminablement sur plus de deux heures à grand renfort de travelling - pardon, de plans fixes - sur des sacs poubelles éventrés et des personnages qui souffrent. L'empathie, elle, demeure hors-champ.


bar.jpgEnfin, hors-compétition, El Bar d'Alex de la Iglesia a au moins le mérite de nous extirper de notre torpeur. Mais cette histoire de contamination virant à l'horreur et filmée comme un huis-clos tourne très vite en rond, desservie par des comédiens pénibles à force d'hystérie et des retournements tirés par les cheveux. D'où un film très boiteux, s'enfonçant progressivement au fil de sa narration (et cela dans tous les sens du terme). Dommage, car le début, dont la photo ci-dessus est tirée, partait sur les chapeaux de roue les plus prometteurs.

23:08 Publié dans Cinéma, Festival de Berlin 2017 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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