18/02/2017

Berlin 2017: le retour d'un Ours d'or et de Wolverine

ana.jpgEn 2013, Calin Peter Netzer, cinéaste roumain, recevait l'Ours d'or pour Mère et fils, créant une sorte de surprise dans une Berlinale dont le souvenir demeure nébuleux. Il est de retour cette année avec Ana, mon amour, film d'amour âpre et tendu, composé d'une majorité de gros plans - on pense au Bergman de Scènes de la vie conjugale -, et emmené par deux comédiens, Mircea Postelnicu et Diana Cavallioti, qu'on se réjouit de revoir ailleurs. Seul défaut, le film traîne un peu en longueur et demanderait à être plus resserré. Mais sa structure narrative, avec un éclatement de la temporalité et des chronologies usuelles, fait du bien à un récit qui ne peut dès lors plus se contenter de jouer sur des ressorts diégétiques convenus.


logan.jpgPour Hugh Jackman, en revanche, la fatigue se fait sentir, au propre comme au figuré. Troisième et probablement dernier volet de la saga Wolverine, Jackman ayant déja fait savoir qu'il n'apparaîtrait plus dans ce rôle, Logan se déroule en 2029, et Wolverine, Logan pour le civil, jouit désormais d'une retraite dont le scénario va le faire sortir. James Mangold, qui joue la carte du film d'action et de super-héros standard, paraît s'accomplir de sa tâche avec un savoir-faire routinier dont il n'y a rien à penser. Devant sa caméra, comédiens et doublures font ce qu'ils peuvent, avec mention insuffisante pour la jeune Dafne Keen, fille de Logan, catapultée ici par on ne sait quel incompétent directeur de casting. La gamine doit au bas mot posséder une expression et demi. Nettement moins intéressant et distrayant que les deux premiers volets. Il s'agit du dixième volet de la franchise X-Men. Mais pas du dernier.

17:49 Publié dans Cinéma, Festival de Berlin 2017 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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