04/08/2017

Locarno 2017: Noémie Lvovsky ou Marguerite Moreno?

demain.jpgLocarno Festival, mercredi 2 août, jour 1
Cette année, tout commence par une interview, même si ça n'est pas ce que je préfère. Par chance, j'avais pu visionner le film d'ouverture, Demain et tous les autres jours de Noémie Lvovsky, avant d'arriver. C'est un métrage qui revient de loin et n'a bien failli jamais voir le jour. Un film d'amour impossible entre une mère et sa fille qui comporte quelques beaux moments et de nombreux passages plus faibles. Noémie Lvovsky en parle très bien dans l'ombre d'un grotto, comme toujours - cela doit faire la 3e ou 4e fois que je la rencontre -, pendant qu'autour d'elle s'agitent quelques Parisiens adeptes de l'entre-soi.
Le premier film de la compétition, Vinterbrødre, du Danois Hlynur Palmason, nous entraîne dans le quotidien enneigé et ouvrier de deux frères qui passent leur temps à se déchirer ou à se battre, si possible nus. Prototype du film profilé pour un festival comme Locarno. Peu probable qu'on en mentionne à nouveau l'existence un jour.
Je me requinque en découvrant un Tourneur rare, l'un de ses quatre films français, Pour être aimé, qui date de 1933. La chose est assez plaisante, compte relativement peu d'imperfections techniques pour un film tourné aux débuts du parlant, et son casting donne le sourire. Même Pierre Richard-Willm et Suzy Vernon, les deux vedettes du film, minaudent moins que ce qu'on pourrait craindre. Evidemment, Marguerite Moreno semble en roue libre (avec ses binocles sur l'affiche ci-dessous), assumant parfaitement son rôle d'excentrique, pendant que de seconds rôles dévoilent Paulette Dubost ou Colette Darfeuil, actrices dont on ne peut décemment pas se lasser.

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17:31 Publié dans Cinéma, Festival de Locarno 2017 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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