07/08/2017

Locarno 2017 : où je conseille à Pierre Maudet, pour son futur job, de voir quelques Tourneur

hyde.jpgLocarno, samedi 5 août, jour 4

Je découvre sur notre site que Pierre Maudet est à Locarno, je ne l'ai pas vu à la rétrospective Tourneur. Circle of Danger ou Days of Glory ont des titres idoines pour s'en aller au Palais fédéral, pourtant. Je confirme qu'Alain Berset est aussi à Locarno, ce que tout le monde sait - il vient chaque année pour quelques annonces trouvables sur le site de l'OFC -, et on m'apprend qu'il a beaucoup aimé Drei Zinnen, dont il fut question ici hier ou le jour d'avant. Y a-t-il d'autres hommes/femmes politiques suisses sous les arcades de la ville? Oui, il se dit même qu'ils jouent tous ensemble à un grand Jeu de l'Oye.
Revenons aux nouveautés filmiques. Dans les moments parfois mélancoliques où l'on se laisser aller au mal ou à l'écriture, le hasard met sur notre route une énième lecture, cette fois particulièrement lointaine, d'un classique de Stevenson Robert Louis ultra adapté au cinéma. Dans le rôle de Hyde/Jekyll, Isabelle Huppert, et l'on se surprend que personne n'y ait songé avant. Prof de physique détestée par ses élèves, qui ont grand mal à comprendre l'utilité d'une cage de Faraday, contrairement au scénario qui en tire parti conséquemment, fournissant l'alibi absurde de super pouvoirs que détiendrait dès lors son héroïne touchée par une grâce maudite. Madame Hyde de Serge Bozon, ludique, aérien et inutile, en compétition à Locarno, avec en plus d'Huppert - si crédible lorsqu'elle est désagréable - un Romain Duris inattendu et grinçant.
Paradoxalement moins tenu même si plus sérieux, Gemini d'Aaron Katz, prototype du film américain indépendant pour la compét' locarnaise (mais il y en a tant), sillonne les rues de Los Angeles sans menacer d'un cil la suprématie de ces grands films que sont Sunset Boulevard ou Mulholland Drive. Aussitôt vu, aussitôt oublié, interchangeable et sans personnalité. Côté Piazza, Francesca Comencini n'évite pas les rires avec ses scènes de ménage pour adultes parsemant des Amori che non sanno stare al mondo futiles et ennuyeuses.

16:30 Publié dans Cinéma, Festival de Locarno 2017 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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