08/08/2017

Locarno 2017 : "Charleston", le film qui largue les amarres

charleston.jpgLocarno Festival, dimanche 6 août, jour 5
Le marasme se dissipe. Plusieurs films, tels des galets dans l'eau plate, ont troublé cette agaçante monotonie. Commençons par le début, soit ce curieux Charleston, du Roumain Andrei Cretulescu. Film à deux personnages (un peu plus, mais passons), en deux parties correspondant à deux mouvements, et un interlude fixant un sens du burlesque plutôt détonant dans ce type de tragédies, même gouvernées par l'absurde. On s'ennuie dans la première, on décolle dans la seconde. On décolle parce que le film lâche prise, largue les amarres, se barre ailleurs, au rythme d'une musique démente parce qu'obsédante, lancinante parce que désespérée. Des états d'âme au galop, des sentiments à la traîne, voire carrément évacués, un doux surréalisme cadré avec la même rigueur obsessionnelle du premier au dernier plan, Charleston ne se danse pas plus qu'il ne se raconte. J'adore.
Côté Piazza, pas un mot sur Chien de Benchetrit Samuel. Surtout à présent que je suis réconcilié avec Vincent Macaigne (si tu me lis, oui, j'ai fini par visionner ton film, Dom Juan, sur Arte, j'ai beaucoup aimé, contrairement à certains de mes confrères suisses à qui tu en voulais - modérément) et que je suis sûr que Vanessa Paradis ne se rappelle pas ne serait-ce qu'un dixième de seconde de moi (La Magie des surprises parties figure toujours dans votre discographie, vous m'en voyez désolé). Pas un mot sur Chien, donc. Plutôt revoir les trois premiers plans du Good Time des Safdie en Piazza avant d'aller m'écrouler.


18:06 Publié dans Cinéma, Festival de Locarno 2017 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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