16/02/2018

Berlinale 2018: Robert Pattinson sourit, nous un peu moins

damsel.jpgCe n'est pas encore la compétition la plus engageante qu'on ait connue que celle de ce début de Berlinale. Robert Pattinson et Mia Wasikowska ont beau avoir l'air tout sourire, ils ne donnent guère de reliefs aux ternes paysages de Damsel, western et comédie imaginé par les frères Zellner qui ont peut-être séduit Sundance, mais pas Berlin. Le minimalisme assumé ne mène pas loin sinon à une forme de fixité guindée qui ne fait jamais mouche. Et quelle idée saugrenue de faire disparaître le héros du film aux deux tiers de l'histoire. L'amateurisme devient gênant, le film tourne en rond comme ses personnages, qui donnent la réplique à des troncs d'arbre et un poney. L'ouest américain a pris un coup de vieux.


herederas.jpgLas Herederas ("les héritières"), premier film du Paraguayen Marcelo Martinessi, explore une thématique sociétale que les mouvements LGBT vont récupérer, mais sans jamais angler son sujet sous cet aspect-là. Ce portrait peu apitoyé de deux vieilles dames confrontées aux vicissitudes de l'âge et entortillées par un sale destin qui les rattrape, mais pour lesquelles une nouvelle vie va s'imposer, pêche par manque de dynamisme. La mollesse de la mise en scène, de la narration, de ce qu'on nous raconte et du jeu des comédiennes, tendent vers l'ennui le plus tenace. On a beau espérer que le film décolle et finisse par s'apparenter à un Gloria de Sebastian Lelio (auquel il est comparable), rien n'y fait. C'est assez laid et quelconque. Du début à la fin.

23:40 Publié dans Cinéma, Festival de Berlin 2018 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.