18/02/2018

Berlinale 2018: où l'on se découvre un intérêt inattendu mais tout à fait réel pour la prière

priere.jpgIls ont l'air de moinillons, ou de potes qui se réunissent pour s'amuser, mais l'absence de filles sur cette image constitue un indice qui nous aiguillerait volontiers sur une autre piste. En réalité, il s'agit de jeunes ex-drogués qui ont rejoint une communauté supervisée par un prêtre catholique et qui vont tenter d'échapper à cet enfer qu'était leur existence jusque-là. Le héros de La Prière, c'est Thomas (Anthony Bajon), au centre, le seul qui a les bras croisés, et que Cédric Kahn va suivre dans un film solide opposant la foi et la tentation, la liberté et l'esclavagisme. Rien de sommaire, un regard juste, un pathos bien géré et partiellement évacué, et une manière d'immerger l'homme dans la nature sans user de raccourcis thématiques. L'un des très bons films du concours berlinois.
figlia.jpgOn aurait aimé en dire autant de Figlia mia, le nouveau film de Laura Bispuri, qui nous avait tant plus en 2015 avec Vergine giurata. Mais malgré ses trois actrices au regard lumineux - Sara Casu, Alba Rohrwacher et Valeria Golino -, cette histoire familiale âpre et tendue se délite et n'est absolument pas tenue par une réalisatrice qui filme sans se poser la question du point de vue qu'elle doit avoir.
toppen.jpgCela dit, on trouve toujours pire. Surtout dans le concours berlinois. Voici Léonore Ekstrand, la comédienne bientôt septuagénaire de Toppen av ingenting, cosigné par les Suédois Axel Petersén et Måns Månsson, portrait lamentable d'une femme qui hérite d'un immeuble et se découvre un semblant de liberté en s'adonnant aux plaisirs de la luxure. C'est désespérément laid et pas drôle. Désolé, mais je zappe.

23:08 Publié dans Cinéma, Festival de Berlin 2018 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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