Locarno 2019 - Lili Hinstin: "M'évader en pédalo avec John Waters"

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Lili hinstin_© Locarno Film Festival_1.jpgCette année, histoire de changer, j'ai décidé que le blog afficherait une tonalité différente durant le Locarno Film Festival. Y prendront place des interviews express, mélange de questions classiques, détournées, absurdes ou polémiques. Avec une particularité, elles se feront toutes en mode tutoiement. Je remercie déjà la nouvelle directrice, Lili Hinstin, d'avoir joué le jeu et d'inaugurer la série.


Comment vois-tu ce festival, ton premier en tant que directrice?


Comme quelque chose d'à la fois énorme et très intime. Enorme en terme de nombre de films, de projections, de présentations chaque soir sur la Piazza, devant 8000 personnes ou plus. Et intime parce qu'il va me rappeler mon propre vécu de Locarno, que j'ai d'abord connu comme un de ces festivals d'été qui prennent place dans de petites villes et où tout est facile d'accès et agréable à vivre.


Es-tu impatiente qu'il démarre?


Oui, même si j'ai aussi un peu d'appréhension. Mais le trac est un moteur, même s'il peut donner le vertige.


La sélection a-t-elle été facile ou plus compliquée que prévu?


Je dirais plus facile que prévu. Je n'ai perdu que trois films à cause du voisinage d'autres festivals. Ce n'est pas si énorme.


Es-tu consciente que certains t'attendent au tournant et risquent de te critiquer?


Tout le monde m'a dit que j'allais me faire défoncer. Disons que je suis plutôt dans le déni. Les critiques, ça ne me fait pas plaisir, même si certaines peuvent être utiles.


Ton comité de sélection est en moyenne très jeune, et plusieurs initiatives du festival concernent les jeunes de moins de 30 ans, notamment dans la Locarno Academy. Mais où sont les vieux?


Oh ils sont là, il n'y a pas d'inquiétude à avoir. Et parmi nos projets, il s'agit aussi de se poser la question des spectateurs de demain, d'essayer de les comprendre, de les cerner. Il y a dans tout cela l'envie de maintenir la jeunesse d'esprit du festival, qui a toujours été ainsi. Ensuite, il y a le Base Camp, destiné à des jeunes de 18 à 30 ans, soit une ancienne caserne d'Osone avec 200 lits à disposition. C'est une proposition très pragmatique qui permettra à des festivaliers de ne pas loger trop loin. La plupart des équipes de la section Open Doors dorment là-bas. Et pour revenir au comité, ses membres ont entre 30 et 44 ans.


Si un déluge apocalyptique engloutissait la ville ces prochains jours, que ferais-tu?


J'ai déjà un plan B. Il y a des pédalos en forme de flamand rose sur le lac. On en prendrait un avec John Waters, et on partirait créer une nouvelle société.


Quelle question rêves-tu qu'on te pose?


Des questions sur les films présentés. Il y en a 246. Je suis prête à tous les défendre.


Si tu avais carte blanche pour dire ce que tu veux, que dirais-tu?


Je prie juste les dieux du ciel pour qu'il ne pleuve pas au point de devoir annuler une séance sur la Piazza Grande. Cela me ferait de la peine.

Lien permanent Catégories : Cinéma, Festival de Locarno 2019 0 commentaire

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