Locarno 2019 - Thomas Gioria: "Envie de jouer un badass comme Brad Pitt dans "Alliés""

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gioria.jpgIl nous avait stupéfaits dans le rôle de l'enfant tiraillé entre ses parents et témoin de violences conjugales dans Jusqu'à la garde de Xavier Legrand. On le retrouve dans Adoration de Fabrice Du Welz, fuite éperdue de deux enfants déboussolés dans la nature, où il accomplit à nouveau une incroyable performance. Le film sera projeté ce vendredi 16 sur la Piazza Grande et Thomas Gioria, 16 ans, viendra le présenter avec l'équipe. Quelques heures plus tôt, j'ai fait une interview express avec ce jeune comédien qu'on espère revoir souvent.


Après Jusqu'à la garde, le premier film de Xavier Legrand, tu joues à nouveau un rôle difficile dans Adoration. Comment es-tu arrivé sur ce film?


J'ai reçu le scénario à travers mon agent, je l'ai lu et ça a été une évidence pour moi. J'étais totalement dans l'histoire. Ensuite, j'ai passé le premier casting. Et rencontré Fabrice Du Welz dans un café à Paris.


Comme réalisateur, tu le connaissais déjà?


Non. Il nous a envoyé Alléluia en pièce jointe.


Comment t'a-t-il parlé du rôle?


En toute sincérité. il m'a expliqué ce qu'il voulait, soit le plus de naturel possible, pas de technique de jeu.


Avant Jusqu'à la garde, tu déclarais avoir une très forte envie de cinéma. Ce premier film l'avait-elle décuplée?


Clairement, oui. Dès la première minute du tournage, j'ai oublié que le micro et la caméra étaient là. J'étais dans la peau d'un autre.


Où puises-tu en toi ces éléments qui te permettent de jouer des rôles si matures?


J'introduis la scène comme si elle était réelle puis me connecte en même temps. J'oublie la caméra et je joue Paul. La connexion avec ma partenaire, Fantine Harduin (vue notamment dans Happy End de Michael Haneke) doit être juste. Durant les prises, Fabrice Du Welz joue avec nous pendant que ça tourne. Il veut que ses acteurs soient le plus naturel possible. Donc il reste proche d'eux, parle pendant les prises, quitte à refaire le son après.


Qu'est-ce qui a été le plus difficile, dans Adoration?


Les scènes où on doit ressentir quelque chose l'un pour l'autre avec Fantine. Mais également celles où je suis tout seul.


Est-ce que tu n'as pas peur de devenir adulte?


Je ne me suis pas encore posé cette question. Mais je n'ai pas peur car je pense que ça va venir tout seul. Je vais m'adapter et voir comment je vais mûrir.


Qu'est-ce qui te déplaît le plus dans ce métier?


L'attente entre les prises. J'aime tourner, amener le film quelque part. Durant Jusqu'à la garde, on faisait des jeux entre les prises. Pendant Adoration, on s'amusait entre nous.


Quelle question rêves-tu qu'on te pose?


Y a t-il un rôle que tu voudrais jouer?


Alors, y a-t-il un rôle que tu aimerais jouer?


Oui, du genre de celui de Brad Pitt dans Alliés (de Robert Zemeckis, 2016). Il a un air badass, j'aime bien. Ou alors James Bond.


Si tu avais carte blanche pour dire ce que tu veux, que dirais-tu?


Que je voudrais bien un Oscar. Quand je joue, je n'y pense pas. Mais ce serait une reconnaissance.


Quelle question voudrais-tu que je pose au prochain interviewé de mon blog, cette fois en dehors de Locarno? Ce sera la question Thomas Gioria.


As-tu vu Jusqu'à la garde? Si ce n'est pas le cas, je te conseille vraiment de le voir.

Lien permanent Catégories : Cinéma, Festival de Locarno 2019 0 commentaire

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