Grand Corps Malade : «Tu as vraiment aimé notre film ?»

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corps.jpgLes dix interviews express réalisées cette année au Locarno Film Festival ont été si appréciées par les lecteurs et par les personnalités passées au crible que j’ai décidé de continuer la formule, avec quelques aménagements. Exemple la question next, posée par le précédent invité sans savoir à qui il s’adresse. Le premier à se prêter au jeu, c’est Grand Corps Malade, dont le deuxième film comme réalisateur, La Vie scolaire, cosigné par Mehdi Idir et sorti il y a une dizaine de jours, s’avère l’un des cartons de la rentrée. Interview cash, avec tutoiement obligatoire et quelques surprises en route, dont une inversion entre intervieweur et interviewé que je vous laisse découvrir.

 

Tu ne penses pas que c’est un peu abusé, quand on est une star du slam, de faire aussi du cinéma ?

Si, bien sûr. Blague à part, je trouvais déjà que j’avais de la chance avant de faire du cinéma. Je me rends compte du privilège que j’ai. Et si je peux continuer, je le ferai. Nous avions déjà eu de si bons retours après Patients. Mais c’est vrai qu’en France, on déteste les doubles casquettes. Ceci dit, je n’ai jamais ressenti d’animosité à ce niveau.

Tu n’en as pas marre qu’on te parle de ton handicap ?

Mais on en parle de moins en moins. En même temps, au départ, je l’ai bien cherché, avec le pseudo que je me suis choisi. En m’appelant Grand Corps Malade, j’annonçais la couleur, même si c’était une blague. Donc il est normal qu’on m’en parle. En plus, si je ne l’avais pas voulu, je n’aurais pas non plus réalisé Patients.

Quelle question te met en rage ?

Vous qui connaissez les jeunes, vous en pensez quoi ? Et les banlieues ? Il n’y a pas une jeunesse ni une banlieue. Toutes les questions qui tendent à généraliser m’agacent.

Quelle question rêves-tu qu’on te pose ?

Je ne sais pas. Disons que dans deux ou trois mois, si on me demande comment je me sens après avoir fait un million d’entrées pour La Vie scolaire, je serai très heureux.

Si tu as carte blanche pour dire ce que tu veux, que dirais-tu ?

Comment ça va, toi ?

Tu me le demandes ?

Oui.

Très bien, merci.

Depuis quand tu fais ce métier ? Tu as toujours la fibre ?

Depuis plus de 25 ans. Et oui, la passion du cinéma est toujours là.

Tu as vraiment aimé notre film ?

Oui, sinon je te l’aurais dit. Ou tu l'aurais senti.

C’est cool, alors.

A présent, une question posée par mon précédent invité, sans savoir qu’il s’adressait à toi. Il s’agit de Thomas Gioria, le jeune acteur de Jusqu’à la garde de Xavier Legrand. Sa question : As-tu vu Jusqu’à la garde ? (lire ici).

Oh que oui, et j’ai adoré. C’est lui qui joue le gamin, c’est ça ? (je lui confirme) Il est génial. Aux César, j’avais même voté pour ce film.

Et quelle question poses-tu à mon prochain invité ?

Est-ce que tu penses que dans vingt ans, tu feras encore le même métier ?

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