19/06/2015

Vénus et Jupiter vous donnent rendez-vous le 30 juin

venus.jpgLe 30 juin, la conjonction entre Vénus et Jupiter sera particulièrement favorable. Et les deux planètes, qui sont les plus brillantes du ciel, apparaîtront très proches l'une de l'autre, au point que leur distance apparente pourra être pratiquement divisée par 30. Le phénomène, pour tout fréquent qu'il soit, est pourtant rarement aussi serré. Notre système solaire étant relativement plat, et les planètes gravitant toutes plus ou moins en orbite sur un plan qu'on nomme l'écliptique, il suffit que Vénus s'en écarte de plusieurs degrés pour que sa position permette une telle conjonction. Ce lundi 22 juin, cet écart entre Vénus et Jupiter sera de 4,8 degrés uniquement. Puis il diminuera petit à petit. Jusqu'à n'atteindre que 0,4 degrés le 30 juin. Pour peu que le ciel soit dégagé ce jour-là, le phénomène sera visible dès le crépuscule, et durant 90 minutes après le coucher du soleil. Pour l'observer, il suffira de regarder vers l'ouest. D'ici là, le rapprochement progressif des deux planètes sera bien sûr visible à l'oeil nu. Et aisé à repérer, vu la brillance de Vénus.

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09/06/2015

Le mystère des lunes de Pluton

pluton.jpgVoici les cinq lunes de Pluton en orbite autour de cette dernière. La cinquième, P5, n'a été découverte qu'en 2012. Il y a quelques jours, des chercheurs du Maryland, observant des photos prises par Hubble entre 2005 et 2012, ont conclu que ces lunes possédaient des mouvements rotatoires chaotiques. Les orbites de Styx, Nix, Kerberos et Hydra, lunes dont le diamètre n'excède pas une dizaine de kilomètres, ont ainsi pu être identifiées. Ces petits objets célestes gravitent bel et bien autour de la planète naine (Pluton n'est en effet plus considérée comme une planète), mais également autour de Charon, sa plus grosse lune. Pluton et Charon forment un système planétaire binaire. Mais Nix et Hydra ont des orbites chaotiques et semblent se mouvoir autour de leur propre axe, indifféremment selon le côté faisant face à la masse centrale. En d'autres termes, leur vitesse, leur sens de rotation et l'emplacement de leurs pôles peuvent changer à tout instant. Ce qui pourrait dépendre du champ gravitationnel entre Pluton et Charon et expliquerait la forme inhabituelle de ces petits corps (photo ci-dessous), similaire à celle d'un ballon de rugby. Autant de conclusions émises sur la base des variations des temps de luminosité de Nix et Hydra. Preuve que les mystères, même au sein du système solaire, demeurent de toute nature.

pluton2_nasa.jpg

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31/05/2015

Record battu aux confins de l'univers

galaxie.jpgUn record chasse le précédent. La NASA, toujours aussi sibylline, annonçait voici quelques jours avoir découvert, par l'intermédiaire d'une sonde, la galaxie la plus brillante de l'univers, ici représentée, comme le veut la coutume, par une vue d'artiste. Son nom? WISE J224607.57-052635.0 (je sais, il y a plus simple). Situé aux confins de l'univers, c'est-à-dire dans un temps et un espace si reculés que même la Terre n'existait pas à ce moment-là, l'objet possède un rayonnement équivalent à celui de 300 000 milliards de soleil. Impensable, je vous le concède. Cette luminosité aurait été produite par un trou noir supermassif (nommé J224607.57) il y a 12,5 milliards d'années. Donc peu de temps après la naissance de l'univers, qui remonte à 13,8 milliards d'années. Comment a-t-il pu être si gros si vite? L'explication des scientifiques est simple: il aurait franchi la limite d'Eddington, qui correspond à la quantité de matière maximale qu'un trou noir peut ingérer en un temps donné. Il existe une catégorie de trous noirs qui dépassent cette limite et celui-ci en serait un. Mais tout cela est-il réellement nouveau? Parue il y a quelques jours, la dépêche, malgré quelques doutes, paraît en effet être une resucée d'une autre dépêche - la NASA et la communauté scientifique sont coutumières du fait -, publiée en février et que j'avais résumée dans un billet (lisible ici). Qu'y a-t-il de nouveau cette fois? Soyons clairs: pas grand-chose.

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