06/04/2015

Sursauts radios venus de l'espace: le mystère demeure

verseau.jpgVoici la constellation du Verseau. En 2014, un mystérieux sursaut radio rapide - ou FRB pour "fast radio burst" - a été capté en direct par l'observatoire de Parkes dans cette constellation. J'avais consacré un billet (consultable ici) à cet événement dans mon blog. Quelle est l'origine de ce signal? Mystère. Mais depuis 2007, des sursauts identiques ont déjà été relevés. Le magazine américain The New Scientist revient sur l'affaire dans son dernier numéro en se demandant si ces sursauts radio, qui durent moins de 5 millisecondes et dégagent autant d'énergie que le soleil en un mois, sont causés par des pulsars ou des satellites espions. Voire par des émetteurs (de signaux) extraterrestres. De 2007 à aujourd'hui, seuls dix autres signaux analogues ont été repérés ou déduits à partir de données stockées au moment des explosions. Pour calculer la distance parcourue par ces FRB, les astronomes utilisent la notion de mesure de dispersion. Et c'est là que ça devient intéressant.

Le résultat de cette mesure correspond en effet toujours à un multiple du nombre 187,5. Mais tirer une conclusion de l'analyse de seulement dix signaux n'est pas suffisant. Il faudrait clairement repérer et enregistrer d'autres FRB pour savoir si ce nombre de 187,5 est une constante mathématique correspondant à une réalité astrophysique (voire extraterrestre) ou pas, et commencer à échafauder une théorie ou du moins des hypothèses plus solides. Cela étant, la découverte d'un schéma mathématique dans une série d'ondes radio ne permet pas d'en déduire une origine intelligente. En attendant, le projet SETI (Search for Extra-Terrestrial Intelligence), mis sur pied dans les années 60, reste toujours sur sa faim. Plus pour longtemps?

23:44 Publié dans Astrophysique, Sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

04/04/2015

Voyage aux origines de l'univers

amas.jpgDes rougeurs incandescentes traversent cette image de la totalité du ciel et de ses galaxies tel qu'observé par le téléscope spatial Herschel. Mais on y voit aussi une multitude de petits points noirs. Ce sont (ou seraient) des proto-amas. C'est-à-dire des précurseurs des amas de galaxies tels qu'on peut les voir aujourd'hui. Un amas de galaxies désigne l'association de centaines, voire de milliers de galaxies liées entre elles par la gravitation. Pour tenter de savoir comment ceux-ci se sont formés - car ils ne l'étaient pas à la naissance de l'univers - des cosmologistes ont étudié l'univers lointain. Soit l'époque où ce dernier n'était âgé que de trois milliards d'années. Et cela grâce aux téléscopes spatiaux Herschel et Planck, qui ont justement révélé des concentrations de galaxies primordiales qui pourraient être des proto-amas, autrement dit les ancêtres des grands amas de galaxies actuels. La compréhension de la formation de la structure cosmologique demeure pourtant partielle et devra être complétée par bien d'autres observations. Les résultats de ces découvertes viennent d'être validés et publiés dans la revue Astronomy & Astrophysics.

21:58 Publié dans Astrophysique, Sciences | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

01/04/2015

Le voyage sur Mars, c'est pour "bientôt"

mission-to-mars.jpgCe photogramme de Mission to Mars de Brian De Palma nous rappelle que les voyages pour la planète rouge, c'est pour bientôt. Soit vers 2030, date à laquelle les Etats-Unis devraient envoyer des astronautes là-bas. Un vol qui durera environ six mois, sans compter le retour. Plus de six mois, c'est long, et on ignore pour l'instant quelles seront les conséquences d'un séjour aussi long dans l'espace pour le métabolisme humain. Pour le savoir, il va falloir réaliser des tests. L'un d'entre eux est en cours. Vendredi dernier, un astronaute américain et deux cosmonautes russes ont décollé à bord du vaisseau Soyouz-TMA16M en direction de la Station spatiale internationale (ISS). Partis vendredi soir du cosmodrome du Kazakhstan, ils ont atteint l'avant poste orbital 5 heures 51 minutes après leur départ. Deux heures plus tard, le sas entre Soyouz et l'ISS a été ouvert et les hommes ont été accueillis par les trois membres actuels de l'équipage de l'ISS.

Deux d'entre eux vont y séjourner 342 jours. Ce sera la plus longue période ininterrompue effectuée par des astronautes dans l'ISS depuis la mise en service de son premier module habitable en 2000. On sait qu'un voyage dans l'espace peut avoir un impact sur la physiologie humaine. Peuvent s'ensuivre des troubles de la vision ou du système immunitaire, ou encore une altération de la mémoire et du sens de l'orientation. Reste à savoir, au-delà de six mois, quels autres symptômes peuvent surgir. L'astronaute américain de la mission, Scott Kelly, 51 ans, ayant un frère jumeau resté sur terre, il est prévu de comparer l'évolution de leurs caractéristiques biologiques. On se réjouit de connaître les premiers résultats de tout cela.

16:52 Publié dans Astrophysique, Sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |