04/05/2016

Le 9 mai, ne vous brûlez pas les yeux pour observer Mercure

mercure.jpgMercure sera visible depuis la Terre le 9 mai et le phénomène est rare. Comme on le devine sur cette vue d’artiste ci-dessus (pas tout à fait à l’échelle), cette planète est à la fois la moins massive du système solaire et la plus proche du soleil. Le 9 mai, l’alignement entre Terre, soleil et Mercure sera parfait. Donc cette dernière sera observable, moyennant un équipement adéquat et à condition que le ciel ne soit pas trop nuageux, durant quelques heures lundi. Soit de 13 heures 12 à 20 heures 42 dans notre zone terrestre. Un tel alignement ne se produit que treize ou quatorze fois tous les cent ans. Il aura à nouveau lieu en novembre 2019 (le 11), puis le 13 novembre 2032, le 7 novembre 2039 et le 7 mai 2049. Mais ne tentez pas de l’observer sans protection, il vous en coûterait la vue lors du transit de la planète devant le soleil. La Société astronomique de Genève s’associe au Musée d’Histoire des Sciences, comme toujours dans ce type d’événements, afin de proposer une observation publique du phénomène. Ce sera à la Perle du Lac, sur le site du musée, et des instruments seront mis à la disposition du public.

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02/05/2016

Trois planètes potentiellement habitables ont été découvertes

trappist.jpegDepuis que les exoplanètes ont surgi du néant interstellaire, c’est-à-dire depuis que la communauté scientifique en a découvert une, puis deux, puis des centaines, et qu’elle s’est mise à les rechercher, à les inventorier, à les traquer et à les classer, le problème de leur habitabilité se pose. Pour qu’elles soient supposément habitables, ces exoplanètes doivent répondre à différents critères et présenter quelques similitudes avec la Terre, ne serait-ce que par leur proximité avec une étoile du type soleil. Ensuite, c’est affaire de statistiques et de probabilités, comme lorsqu’on se met à théoriser sur la possibilité de vie ailleurs dans l’univers, à coups d’équation de Drake ou de paradoxe de Fermi, sans vraiment répondre à une question dont la réponse n’est certainement pas négative. Chaque mois, la liste des exoplanètes s’enrichit. Une dépêche publiée ce 2 mai dans la toujours féconde revue Nature fait état de la découverte de trois planètes «potentiellement habitables». Selon des chercheurs belges, elles offrent la possibilité d’y trouver des traces chimiques de vie, en dehors du système solaire, cela va sans dire.

Elles se trouvent toutes trois en orbite autour d’une petite étoile, une naine ultra-froide baptisée TRAPPIST-1 (une vue d’artiste ci-dessus donne son échelle par rapport au soleil), située à environ 40 années-lumière de la terre, c’est-à-dire bien plus près que Kepler-452b, exoplanète la plus similaire à la Terre qu’on ait observé jusqu’alors. Cela dit, n’espérez pas qu’une sonde s’y pose un jour, il faudrait pour cela plusieurs milliers d’années terrestres. Mais cette proximité rend néanmoins ces trois planètes propices à des études atmosphériques détaillées susceptibles de nous en apprendre davantage. D’autant plus que la taille de ces trois exoplanètes est proche de celle de la Terre. Ce qui accrédite fortement leur degré d’habitabilité. Jusqu’alors, la quête d’exoplanètes dirigeait plutôt les scientifiques en direction d’étoiles plus massives, d’une taille comparable à celle du soleil. Les petites étoiles offrent donc un nouveau terrain de chasse, augmentant d’ailleurs les probabilités d’apparition de formes de vie ailleurs. D’ici cinq à dix ans, le télescope spatial James Webb, qui sera lancé en 2018, pourra sans doute nous en dire plus. On a hâte.

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09/03/2016

Voici une galaxie née "peu de temps" après le Big Bang

galaxie.jpgScruter l’espace lointain ou remonter le temps. Deux manières de dire la même chose, du moins en astrophysique. Même s’il se fait vieux – plus de 20 ans – le télescope spatial Hubble continue à détecter quelques données intéressantes. Ainsi le 4 mars apprenait-on qu’il avait capturé les images d’une galaxie lointaine, GN-z11. Sa particularité ? Il s’agit de la galaxie la plus lointaine jamais observée. Située à 13, 4 milliards d’années lumières, elle est presque aussi vieille que l’univers, qui est apparu il y a 13, 8 milliards d’années. En fait, GN-z11 serait née environ 400 millions d’années après le Big Bang, c’est-à-dire extrêmement tôt dans l’histoire du cosmos. Pour dater avec précision cette naissance, les scientifiques se servent de différents outils et examinent notamment le décalage (spectral) vers le rouge de l’objet observé. Plus une galaxie est éloignée de nous et plus sa lumière s’étire vers l’extrémité du spectre lumineux. Plus elle est rouge, plus elle est distante, et donc ancienne.

Jusqu’alors, c’était EGSY8p7 qui détenait le record de la galaxie la plus éloignée. De 13, 2 milliards d’années lumières pour une naissance estimée à 570 millions d’années après le Big Bang. Quant à GN-z11, elle serait vingt-cinq fois plus petite que la Voie lactée et ne présenterait que 1% de sa masse stellaire. Elle formerait donc des étoiles vingt fois plus vite que la Voie lactée (du moins au moment correspondant à son observation, rien n’indique en effet qu’elle existe encore, même si j’emploie le conditionnel présent). D’où sa luminosité intense qui lui a permis de se faire repérer par Hubble. Le télescope spatial James Webb, qui remplacera Hubble, sera opérationnel dès 2018. Mais même à notre échelle, cela paraît encore loin.

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