14/12/2015

Le mystère des lumières captées sur Cérès a été résolu

ceres.jpgLe mystère nous aura tenus en haleine une grande partie de l'année. Soit depuis février, mois durant lequel je consacrais mon premier billet à Cérès, et surtout aux mystérieuses lumières captées par la sonde Dawn sur la surface de cette planète naine du système solaire, planète dont l'orbite se situe entre Mars et Jupiter. L'énigme est désormais résolue par des scientifiques de l'Institut Max Planck qui en publient une étude dans la revue NatureEn collectant différents éléments, ils ont ainsi pu déduire la présence d’un certain type de sel, l’hexahydrite (forme de sulfate de magnésium hydraté), mélangé à des rochers et de l’eau gelée. Ce sont ces sels qui reflètent la lumière du soleil. Sous l’effet des rayons solaires, la glace passerait directement de l’état solide à l’état gazeux, et l’évaporation de l’eau laisserait derrière elle une sorte de brume (également repérée par Dawn) ainsi que ces sels expliquant la présence des étranges taches blanches et lumineuses. La composition de Cérès elle-même ressort de tout cela. Elle serait donc formée d’une couche de glace contenant une forte proportion de sels. Cette saumure gelée serait recouverte de rochers et de poussières. Et lorsque des astéroïdes heurtent Cérès, ils creusent des cratères laissant apparaître cette couche glacée que les rayons du soleil reflètent. On peut également en déduire que les zones géologiques observées sont plutôt récentes. Dans le cas contraire, la totalité de l’eau contenue dans les zones brillantes se serait déjà évaporée. Tout cela offre un scénario cohérent et oblige à renoncer à l’hypothèse – ô combien plus séduisante, pourtant - d’une éventuelle base extraterrestre sur la surface de Cérès. Néanmoins, ce phénomène de vaporisation tel qu’observé sur Cérès était jusque là plutôt l’apanage des comètes. Ce qui soulève de nombreuses autres questions auxquelles Dawn répondra peut-être bientôt.

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11/12/2015

A 53 années-lumière de la Terre, une tempête fait rage

etoile.jpgW1906+40 se trouve à 53 années-lumière de la terre. C'est-à-dire très loin - et je vous laisse calculer sa distance, sachant que la vitesse de la lumière est d'environ 300 000 km/seconde. Il s'agit d'une étoile, et plus précisément d'une naine brune, soit un objet substellaire dont la masse réelle est inférieure à la masse minimale nécessaire à la fusion thermonucléaire de l'hydrogène et supérieure à celle que nécessite une fusion analogue du deutérium (du moins tel que le définit Wikipédia). En clair, elle n'est pas assez massive pour être considérée comme une étoile mais en revanche bien plus massive qu'une planète géante. W1906+40 est une naine brune de type L, autrement dit relativement froide (environ 1900° C à la surface de celle-ci). C'est en l'étudiant que la NASA a découvert une tempête en cours sur sa surface. Une très grosse tempête, puisque son diamètre fait trois fois celui de la terre et qu'elle est à peu près aussi étendue que la Grande Tache Rouge de Jupiter. Phénomène rare. Tellement rare qu'il n'avait encore jamais été observé ni répertorié sur une étoile (de ce type ou d'un autre). La tempête y durerait depuis au moins deux ans et tourne autour de la naine L toutes les neuf heures. Reste à comprendre l'origine de ce phénomène et de savoir s'il est fréquent à cette échelle. Pour cela, les scientifiques vont braquer leurs télescopes sur d'autres naines semblables à W1906+40.

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10/12/2015

Et pendant ce temps, sur la lune, tout va bien

lune.jpgCe cratère lunaire est humain. En avril 1972, deux astronautes américains de la mission Apollo 16 font quelques pas sur la lune, dans le sillage des pionniers qui les y ont précédé. Ils ont alors deux buts. Explorer les hauts plateaux lunaires, et notamment ceux de la région du cratère Descartes, afin de sonder leur origine volcanique. Et accessoirement larguer l'accélérateur de Saturn V, cela afin de mesurer l'activité sismique à l'oeuvre sur notre satellite. Jusqu'au 3 décembre 2015, le point d'impact de cet accélérateur n'avait pas été localisé. Le voici donc, 43 ans plus tard, intact, défiant l'éternité, révélé sur ce cliché mis en ligne par la NASA il y a quelques jours. Rappelons qu'Apollo 16 était la cinquième et avant-dernière mission lunaire comprenant un séjour sur la lune. Elle avait notamment permis d'infirmer, sur la base de prélèvements d'échantillons, l'origine volcanique des formations géologiques observées. 

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