21/06/2016

Euro 2016, groupes C et D : questions sans réponses (et le maillot de Xhaka)

xhaka.jpgSuis-je le seul à penser que la Croatie, qui se hisse à la première place du groupe D après sa victoire inespérée contre l’Espagne, risque d’aller très loin dans le tournoi ? L’Espagne confirmera-t-elle ses brillants débuts, malgré l’obstacle croate, et sera-t-elle capable d’aller battre l’Italie lundi en huitièmes de finale ? L’Allemagne se réveillera-t-elle et retrouvera-t-elle un niveau que sa terne victoire 1 à 0 contre l’Irlande du Nord (groupe C) ne laisse guère entrevoir ? Que cherchait l’arbitre de la rencontre Croatie-Espagne en accordant un penalty aux seconds (stoppé par le gardien croate) après en avoir refusé un, certes discutable, aux premiers quelques minutes plus tôt ? Sergio Ramos pensait-il déjà à d’éventuels tirs aux buts juste après le penalty raté dont je parlais avant ? Auteur du second but croate, Ivan Perišić perisic.jpg(ci-contre, juste après ce but, qui donne la victoire à son équipe) est-il aussi d’après vous l’homme du match ? Les anti Euro vont-ils continuer à se répandre en posts sur Facebook et nous servir leur morale psycho-rigide de donneurs de leçons ? Que pense Karim Benzema, enferré dans ses comptes Instagram de caillera bling bling, de tout ce qui se passe sur les terrains de son pays ? Le verbe penser est-il d’ailleurs adéquat lorsqu’on mentionne Benzema ? Pourquoi Frédéric Scola, sur la RTS2, est-il aussi sibyllin dans son commentaire lorsqu’il évoque ce qui se passe dans les coulisses de l’équipe croate ? Et pourquoi ne parle-t-on plus du prétendu scandale sexuel impliquant David de Gea et sorti comme par hasard le 10 juin, jour d’ouverture de l’Euro ? Le maillot déchiré de Xhaka pourrait-il cartonner aux enchères sur ebay ? Et pensez-vous aussi, à l’instar de certains aigris, qu’élargir l’Euro à 24 équipes n’a pas de sens ? L’éditorialiste de L’Equipe qui écrit que certains pays n’ont rien à faire dans la compétition pourrait-il aller regarder directement la finale et cesser ses jérémiades ?

Enfin, la Suisse sera-t-elle à la hauteur face à la Pologne samedi en huitièmes de finale à 15 heures ? Allez, pour le coup, c’est la seule question qui m’intéresse. Merci à Bernard Challande d’y avoir répondu ce soir en direct.

23:23 Publié dans Euro 2016, Football | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

20/06/2016

Euro 2016, groupe B : les Anglais pataugent, les Gallois pavoisent

bale.jpgLes Anglais rament et les Anglais rameront encore. 0 à 0. Incapables de marquer le moindre but contre une Slovaquie refusant de faire le jeu, arcboutée en défense et sauvée un nombre incalculable de fois par son gardien, Kozáčik, homme du match incontestable et joueur qu’on a le plus vu durant ces 90 longues minutes, ils n’ont plus eu d’autre choix que de se cramponner à une seconde place certes qualificative mais nettement en-deçà des arrogantes ambitions qu’ils affich(ai)ent. Le style anglais est une litote. Pour les délégations de Tottenham et Liverpool, escortées par des dizaines d’immondes hooligans qui font plus parler d’eux en dehors de la pelouse que les joueurs anglais lorsqu’ils ont le ballon, la compétition risque de s’arrêter très vite. Peut-être dès les huitièmes de finale, du moins si leur jeu demeure aussi poussif, stéréotypé et impuissant. Quelques individualités «intéressantes» (Rooney, Lallana, Vardy, Dier, Sturridge – et les parenthèses font sens) et 27 tirs à 4 ce soir pour une Angleterre qui n’a fait ni le spectacle ni la différence. Deux nuls, une victoire ! Etait-ce là leurs ambitions pour ce premier tour ? Vu la tronche de Roy Hodgson sur le banc, la réponse ne laisse aucune place au doute.

Ce match nul fait évidemment les affaires du Pays de Galles, qui a battu en parallèle une Russie inexistante 3 à 0 – grâce notamment à Gareth Bale (photo), à ce jour le meilleur buteur du tournoi -, se propulsant à la première place du groupe B, là où personne ne les attendait. La Russie peut fermer ses valises et commencer à s’entraîner pour le Mondial dans deux ans – puisqu’elle est qualifiée en tant que pays organisateur -, elle en aura bien besoin. Quant à la Slovaquie, son destin est suspendu à celui des autres troisièmes des autres groupes. Dès demain, le sort des groupes C et D sera à son tour scellé, et d’autres surprises pourraient survenir. Tant mieux, certains favoris commencent déjà à me saouler.

23:39 Publié dans Euro 2016, Football | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

19/06/2016

Suisse-France (0-0) : ce nul qui nous qualifie

suifra.jpgIl aurait suffi d’un but suisse pour qu’on se retrouve à la première place du groupe A devant la France. Il a suffi d’un nul pour qu’on reste à la deuxième et qu’on se qualifie pour les 8e de finale. Est-ce là l’essentiel ? Oui et non. Oui, car objectivement – comme le dicte ce réalisme footballistique que je déteste -, battre la France, au vu des performances des deux équipes, était difficile, voire impensable : en d’autres termes, le nul demeure une meilleure solution qu’un naufrage similaire à celui du Mondial il y a deux ans (ce 5-2 contre la France d’horrible mémoire, et cela même si on s’était qualifiés ensuite). Non, car il est probable, toujours en raison de ce réalisme crétin que j’évoquais avant, que nous ne passions pas en quart de finale. Cela dit, rien n’est fait, et je laisse les sempiternels pisse-froids du ballon rond émettre leurs pronostics grisâtres. Si ce match nul arrange in fine tout le monde – d’autant plus que l’Albanie, en parallèle, a battu la Roumanie 1 à 0, annulant toute velléité roumaine dans la course à la deuxième place -, il ne devrait rassurer personne. Sans génie, la Suisse fut bonne et solide dans son ensemble – Mehmedi sur tous les ballons, Sommer, qui n’a pris qu’un seul but sur penalty depuis le début de l’Euro, sûr de lui -, avec ses défauts usuels, son manque de finition et de pugnacité, et ses éléments plus faibles (et je ne cite aucun joueur ce soir, mais ce n’est pas l’envie qui m’en manque). Côté France, leur incapacité à nous battre, malgré un Payet dopé aux amphét pour conforter son statut de héros de la nation, doit bien être symptomatique de quelque chose. En 1998, pour comparer, les Bleus avaient battu leurs trois adversaires de poule. Mais nous ne sommes plus en 1998. Et Deschamps, qui a passablement grimacé ce soir sur son banc de touche (et ça, je ne m’en lasse pas), le sait fort bien. Au premier adversaire plus fort, il passe à la trappe et j’achète L’Equipe le lendemain. En attendant, savourons le bonheur d’être toujours dans la course et on avisera pour la suite. Après tout, au Mondial il y a deux ans, nous avions chuté en 8e de finale sans déshonneur contre l’Argentine, qui avait dû attendre les prolongations pour marquer l’unique but de la partie. Alors bravo la Nati !

23:24 Publié dans Euro 2016, Football | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |