18/06/2016

Portugal-Autriche (0-0) : la baraque s'écroule

ronaldo-0-0.jpgCe Portugal est poussif. Impuissant. Ratatiné. Dominer à ce point une équipe d’Autriche largement battable (quoique, je finis même par en douter) sans rien marquer, et cela malgré une grande quantité d’occasions, ce n’est pas une question de réussite ou de malchance. Responsable de la débâcle ? Un collectif qui n’en est pas un. Et une star qui se prend pour telle et rate l’unique occasion d’ouvrir le score, sur penalty, à la 78e, avant de reprendre de la tête un coup franc en se mettant hors-jeu de manière flagrante. Cristiano Ronaldo (ci-dessus défait devant le gardien autrichien, Almer), surfait, surévalué, essoufflé au propre comme au figuré, désolidarisé de coéquipiers à peine moins doués, isolé dans son arrogance stérile. Les sifflets parlaient pour moi. Second match nul 0 à 0 de cet Euro (après l’Allemagne-Pologne de jeudi), ce Portugal-Autriche laisse le groupe F au bord du doute. En effet, dans le même groupe, l’autre match nul de la journée, c’était un certain Islande-Hongrie. Biaisée par un penalty accordé aux plus faibles, ces vaillants Islandais qui participent à leur premier Euro et ouvraient donc le score à la 39e, laissant la Hongrie courir après une égalisation qui surviendra enfin à la 87e, la partie s’achèvera par un 1 à 1 certes injuste mais sur un suspens tout à fait jouissif. Bilan des opérations : les quatre équipes demeurent qualifiables, avec avantage à la Hongrie, en tête du groupe avec 4 points. Pour le reste, tout demeure ouvert.

Enfin, c’est du groupe E qu’est venue la bonne surprise avec le réveil de la Belgique, qui a dompté la République d’Irlande 3 à 0 (dont un doublé de Lukaku). Pour les Diables rouges, tout se jouera là aussi lors de la troisième journée, notamment lors d’un match contre la Suède qu’il faudra suivre avec attention. Bon, dans cette attente, on suspend les spéculations pour souhaiter que la Nati, qui affronte la France dimanche soir pour son dernier match du premier tour, ait de la réussite et bénéficie d’un scénario clément. Mais avec ses 4 points déjà acquis, on va se dire que c’est presque bon, non ? Presque, j’ai dit.

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17/06/2016

Espagne-Turquie (3-0) : l'implacable machine à gagner et une poignée d'abrutis

espagne.jpgDans le calendrier glouton d’un Euro, les matchs se suivent sans vraiment se ressembler. Les yeux rivés sur les résultats, les équipes se dévoilent ou se perdent. Alors qu’une vingtaine de rencontres ont déjà eu lieu et que quelques équipes sont assurées d’aller plus loin, quelques constantes demeurent. La connerie des supporters, par exemple. Peu nuancés, ceux de la Turquie huent leur équipe, largement battue par l’Espagne, avant que leur presse locale ne se charge du reste (dès samedi, sans doute). Ceux de la Croatie perturbent le match que leur équipe est en train de gagner en jetant des fumigènes qui interrompent la partie, déstabilisent leurs joueurs, qui finissent par être rejoints au score par des Tchèques nettement inférieurs. L’UEFA a-t-elle prévu quelque chose pour sanctionner les cons ? Sans doute pas. C’est bien dommage, car ils s’invitent dans une actualité du foot – tout le monde en parle, y compris moi - d’où ils devraient être exclus à vie.

Retour aux matchs. En soirée, l’Espagne (savourant son triomphe ci-dessus) n’a laissé aucune chance à la Turquie. 3 à 0, buts de Morata, Nolito puis Morata pour le doublé, juste après le retour des vestiaires. Démonstration implacable, Espagne tout en puissance - il est vrai contre un adversaire faible -, qualification haut la main, et match plié dès la 50e minute. Même si la Turquie n’est pas encore mathématiquement éliminée, on voit mal comment elle pourrait passer le cap du premier tour. Dans le même groupe D, la République tchèque et la Croatie se sont quittées sur un score nul de 2 à 2, résultat qui ne reflète pas du tout l’état des forces en présence. Menant 2 à 0, la Croatie s’est fait remonter sur un but chanceux venu de nulle part (ou plutôt d’un coup de tête de Skoda, qui passait par là) avant que les Tchèques n’égalisent suite à un penalty, une main dans la surface qui n’a pas échappé à l’arbitre. Interrompu durant une dizaine de minutes par les fumigènes lancés par les connards dont je parlais plus haut, la rencontre s’est débridée sur la fin, avec un scénario non exempt de suspens et c’est tant mieux.

Plus tôt dans l’après-midi, l’Italie a dû attendre la 89e minute avant d’ouvrir le score grâce à Éder, «leur» Brésilien, permettant à son équipe de battre la Suède 1 à 0 et surtout de se qualifier pour les 8e de finale. Une action confuse dans la surface de réparation italienne, à la dernière minute, aurait pu offrir un penalty aux Suédois, qui crient encore au scandale. Sur la RTS2, Michel Pont estimait qu’il n’y avait pas matière à siffler. Je ne suis qu’à moitié d’accord. Mais pour ce groupe E, il faudra attendre demain pour faire le point sur les équipes et savoir qui risque d’être à son tour qualifié.

En attendant, je décerne un bon point à la RTS2 pour sa couverture (plateaux comme commentaires, site internet inclus) de l’événement, aussi agréable que pointue, et je le dis sans aucune réserve (ni enjeux, je ne les connais pas personnellement). Et un mauvais point au site Mytf1.fr, dont le Live-Ticker est particulièrement brouillon et peu pratique. D’autres bons et mauvais points dans les jours qui viennent, promis.

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16/06/2016

Allemagne-Pologe (0-0) : même les grands ont du vague à l'âme

but.jpgL’Allemagne tenue en échec par la Pologne. L’Angleterre au bord de l’implosion face au Pays de Galles, avant de redresser la barre de manière spectaculaire. La Russie battue par la Slovaquie. Les deux premiers sont dans le doute, les troisièmes songent à préparer leurs valises, même si rien n’est encore perdu. En tout cas, je connais des pronostiqueurs qui n’auront pas eu gain de cause avec ces groupes B et C. Ce soir, donc, la rencontre entre l’Allemagne et la Pologne s’est soldée par le premier 0-0 de cet Euro. Pas grand-chose à voir, malgré un niveau élevé, un nombre d’occasions qu’on peut aisément compter sur les doigts d’une main, et une Pologne résistante qui réalise l’exploit en arrachant le point du match nul face à l’un des grands favoris. Dans le même groupe C, l’Irlande du Nord a battu l’Ukraine 2 à 0, scellant définitivement le sort des Ukrainiens, sauf erreur premiers éliminés de la compétition. Bilan des affaires de ce groupe C : l’Allemagne et la Pologne cohabitent en tête avec chacune 4 points, suivies par l’Irlande du Nord avec 3 points. Les derniers matchs du groupe promettent.

Le schéma du groupe B n’est guère plus enviable. L’Angleterre est en tête avec 4 points, suivie par le Pays de Galles et la Slovaquie (3 points chacun, avec la même différence de buts), pendant que la Russie ferme la marche avec un seul point. Là encore, tout est ouvert. Et les grands ne sont pas à l’abri d’une mauvaise surprise. Enfin, vu le petit nombre de buts marqués lors de cet Euro, la notion de grand est on ne peut plus relative.

Seule quasi-certitude : la Mannschaft, après ce faux pas copieusement sifflé par leurs supporters, va retrouver sa dignité lors du prochain match face à l’Irlande du Nord. La Pologne (photo ci-dessous) devrait aussi se qualifier dans ce groupe, en battant une Ukraine qui doit déjà faire ses adieux. Et du côté du groupe B, l’Angleterre devrait se qualifier, et le Pays de Galles va tenter l’impossible face à la Russie pour atteindre les 8e de finale. Ah oui, j’oubliais que les quatre meilleurs troisièmes des six groupes auront aussi droit à une qualification. Décidément, les calculs sont pour une fois presque inutiles.

pologne.jpg

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