15/06/2016

Roumanie-Suisse (1-1) : grâce à Mehmedi, tout espoir n'est pas perdu

butsuisse.jpgOn a espéré durant Roumanie-Suisse, on a dormi durant France-Albanie. Et cela même si les résultats des équipes dans ce groupe A ne reflètent pas tout à fait la réalité du terrain. Face à la Roumanie, la Suisse domine. Mais un penalty (discutable et mon avis est parfaitement partial) sifflé pour tirage de maillot permet aux Roumains - qui ne marquent pour l’instant que de cette manière, - via Stancu, d’ouvrir le score. Menés, les Suisses attendent le retour des vestiaires pour réagir et égalisent grâce à Mehmedi (félicité ci-dessus par ses coéquipiers) et un but superbe. Dès lors, la Nati redouble d’efforts pour en mettre un autre, mais rien n’y fait. Et le score en reste là, injuste, frustrant, nullement symptomatique du jeu déployé par une équipe suisse qui semble s’être éveillée depuis son affrontement avec l’Albanie.

De son côté, la France - laborieuse, pataude, sans inventivité - offre un piteux visage face à une Albanie étonnamment résistante. Le score reste vierge durant environ 90 minutes (et zéros tirs cadrés !), et on s’ennuie ferme, avant que Griezmann, qui piétinait sur la touche jusqu’à son entrée à la 68e, ne marque de la tête et permette aux Bleus de mener. Quelques minutes plus tard, dans la dernière minute du temps additionnel, Dimitri Payet alourdit le score, dorant son statut de nouvel héros salvateur du peuple français. François Hollande bondit de son siège, Didier Deschamps se voit déjà en finale comme en 98, et nous on commence à sortir la calculette en attendant les deux derniers matchs du groupe A, qui auront lieu dimanche soir. Les Suisses affronteront des Français déjà qualifiés, et les Roumains joueront des Albanais déjà éliminés (sauf cas extrême, s’ils terminent parmi les quatre meilleurs troisièmes des six groupes, bref…). La Roumanie battra-t-elle l’Albanie qu’on a vue ce soir ? C’est loin d’être plié, sauf si l’arbitre leur accorde une fois encore un penalty. Les Suisses seront-ils capables d’aller chercher au moins le point du match nul face aux Bleus, en supposant que Deschamps fasse jouer ses réservistes ? Objectivement, oui. Au-delà du jeu, tout cela promet un sacré suspens, même si on aurait préféré engranger les 6 points dès ce soir.

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14/06/2016

Portugal-Islande (1-1) : physiologie des petites équipes

portugal.jpgLe Portugal domine. Attaque. Ouvre le score à la 31e minute. But de Nani, qui reprend du pied droit une passe de Gomes. Le Portugal a l’avantage. En face, l’Islande, nettement plus faible, réagit mollement. Quoi, l’Islande ? Cette petite équipe qui dispute son premier Euro ? Avec des joueurs de seconde division ? Commentaires de docteurs du foot, de twittos péremptoires, d’habitués des pronostics et du rot entre deux Heineken. Rien, quoi. Et au passage, l’Islande a quand même barré la route des Pays-Bas sur le chemin de l’Euro. Une petite équipe, oui ! Retour au match. L’Islande réagit mou, donc. Rien ne se passe vraiment. Arrive la mi-temps. Retour des deux équipes. Mêmes schémas. On sommeille vaguement devant l’écran. Sauf qu’à la 50e minute, Bjarnason (photo) égalise pour l’Islande. Un but venu de nulle part. Pardon, d’une reprise de volée tout ce qu’il y a de plus nette. Le Portugal tenu en échec. Pas logique. Vexant. Mais il leur reste une quarantaine de minutes pour en marquer un deuxième. A l’assaut, donc. Les occasions sont franches, les arrêts du gardien, Halldorsson, stoppent tous les tirs. Superbe ! C’est lui, l’homme du match. Pas Ronaldo Cristiano, qui passe son temps à attendre les ballons ou à se railler des décisions du corps arbitral. In fine, on en reviendra au point de départ. Match nul, un Portugal inapte à obtenir les 3 points, une Islande pourtant largement inférieure galvanisée par un public en délire, et un groupe F tout ce qu’il y a de plus ouvert. D’autant plus que l’autre match du groupe a vu la Hongrie triompher de l’Autriche, donnée favorite, sur un score de 2 à 0. Haha!

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13/06/2016

Belgique-Italie (0-2) : la Squadra exulte, les Diables rongent leur frein

butrital.jpgJusqu'à la 92e minute, le score était analogue à celui d’Albanie-Suisse. 0 à 1. Mais c’est bien la seule comparaison qu’on peut émettre à propos de ces deux rencontres. L’Italie face à la Belgique, c’est l’opposition de deux collectifs, même si les premiers étaient supérieurs aux seconds, pourtant donnés comme favoris. A la 31e minute, l’Italie ouvrait le score (photo ci-dessus) grâce à Giaccherini, qui tirait en pleine lucarne suite à une ouverture de Bonucci. La suite fut plus laborieuse. Mais tout aussi offensive. Accusant le coup, les Belges ont tout tenté pour revenir au score, manquant à la fois de réussite et de vivacité dans la dernière passe. Buffon était là, sa défense également. Sans forcer, jouant habilement les contre pendant que la Belgique s’enferrait dans une attaque défense passionnante à suivre, même si vierge de buts, voire de franches occasions. Dans le temps additionnel, à la 92e, l’Italie alourdissait le score sans opportunisme sur un contre et un tir de Pellè que seuls des joueurs de seconde division auraient raté. Ce 0 à 2 condamne-t-il pour autant les Diables rouges ? Non, surtout dans un Euro où les quatre meilleurs troisièmes passeront en huitième de finale. Dans ce groupe E, il reste donc au mieux à la Belgique de battre la Suède et la République d’Irlande. Jouable. Quant à l’Italie, elle est priée de ne pas se planter lors de son prochain match face à la Suède.

La Suède affrontait justement le République d'Irlande un peu plus tôt, toujours dans le groupe E. Dominée par les seconds, la rencontre s’est achevée par un 1 à 1 quelque peu frustrant (d’autant plus que le but suédois est en réalité un auto-goal d’un joueur irlandais). Quant à Zlatan Ibrahimovic, muselé par la défense irlandaise, on ne l’a guère aperçu que via les gros plans de la réalisation. La légende est un peu terne. Plus tôt dans l’après-midi, l’Espagne et la République tchèque entraient à leur tour dans la course (dans le groupe D, celui de la Croatie et de la Turquie). Match fermé durant 87 minutes, avant que Piqué ne délivre la Roja (cette année sans l’insupportable Torres – oui, je sais, c’est gratuit) d’un score vierge et nettement insuffisant pour les tenants du titre. Mais passer le mur tchèque ne fut pas chose aisée. Une manière de dire qu’on devrait aussi retrouver ceux-ci un peu plus loin dans la compétition.

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