01/07/2016

Euro 2016, les quarts - 2) Pays de Galles-Belgique (3-1) : la fièvre galloise !

wales.jpgDes pronostics il faut se méfier. Des prétendus favoris aussi. Ecrasée par le Pays de Galles 3 à 1, la Belgique dit adieu à l’Euro une boule dans la gorge, sans forcément comprendre à quel instant elle a perdu les clés du match et de la victoire. Le rythme était enfiévré, haletant, incessant, accouchant d’un des plus beaux matchs de cet Euro, avec deux équipes formidables à tous points de vue. La Belgique a ouvert le score par Nainggolan à la 13e minute. A ce moment, le Pays de Galles subit, se montre relativement peu. La suite infirme cette impression. A la 31e minute, les Gallois égalisent grâce à Ashley Williams. Pur hasard, ce timing induit un joli palindrome entre deux nombres premiers. On en reste là jusqu’à la pause. Au retour des vestiaires, les Belges semblent reprendre le dessus, moins sonné qu’après l’égalisation, avant de se faire surprendre à la 55e minute par un contre qui permet à Robson-Kanu de mettre le deuxième. Reste à attaquer, à égaliser, à décrocher d’éventuelles prolongations. Mais des approximations, des maladresses de Meunier, des corners mal tirés de De Bruyne, un mauvais coaching de Wilmots (pourquoi sortir Carrasco, par exemple ?), tout cela combiné à une défense galloise de fer, et rien ne passe. Pire, à la 85e, Gunter crucifie Courtois et marque le troisième but, expédiant le Pays de Galles en demi-finale, pour la première fois de son histoire. Côté belge, on presse encore mais on n’y croit plus. La fièvre a changé de côté. Elle est désormais galloise. A juste titre. Ceux-ci affronteront le Portugal en demi-finale. Et cette fois, les Lusitaniens vont devoir se résigner à jouer. Et Ronaldo à faire un peu plus qu’acte de présence. Car personne ne va le rater.

23:25 Publié dans Euro 2016, Football | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

Euro 2016, les quarts - 1. Pologne-Portugal (1-1) (tab 3-5) : le duel qui tient son absence de promesses

portogal.jpgL'ouverture du score a eu beau survenir dès la 2e minute, permettant enfin à Lewandowski de montrer son potentiel offensif, et le Portugal a eu beau égaliser à la 33e grâce à Sanches, plus jeune joueur de cet Euro, ce premier quart de finale a tenu son absence de promesses. Cadenassé, verrouillé, décevant, pauvre en occasions, opposant les deux équipes parmi les moins réjouissantes de ce championnat. Les prolongations étaient quasi inévitables – sauf miracle ou coup de bol -, et la séance de tirs au but inéluctable. Paradoxe, la séquence la plus intéressante de cette prolongation reste celle montrant un supporter envahissant le terrain avant de se faire ceinturer par la sécurité. Plus capricieux, geignard et diva que jamais envers ses coéquipiers (d’ailleurs, pourrait-on lui retirer ses Ballons d’or ?), Ronaldo, histoire de faire oublier son penalty raté face à l’Autriche, s’est lancé le premier et a concrétisé. La suite a fait pencher la balance côté portugais. Rui Patricio, le portier lusitanien, a surtout stoppé le quatrième penalty polonais, laissant la voie ouverte pour que son équipe prenne l’avantage juste après. La Pologne rate l’occasion d’entrer dans l’histoire et d’accéder aux demi-finales. Quant aux Portugais, ils y affronteront la Belgique ou le Pays de Galles avant de faire leurs valises. Du moins si la logique l’emporte.

00:10 Publié dans Euro 2016, Football | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

29/06/2016

Euro 2016 : et maintenant, que va-t-il se passer?

euro-2016.jpgNul besoin d’invoquer le théorème d’incomplétude de Gödel pour tenter de savoir quelle des huit équipes restantes a plus de chances qu’une autre (ou pas) de remporter l’Euro. Il y a une semaine, je rêvais d’une finale Belgique-Islande. Le cas de figure demeure encore possible. Sans tomber dans le piège des pronostics stériles et péremptoires, les quatre quarts de finale à venir devraient néanmoins tenir leurs promesses.

Le Pologne-Portugal de demain soir ne devrait pas être très palpitant. Et si aucun but n’est marqué dans le premier quart d’heure, on risque de ronfler sec devant une affiche à l’issue incertaine. Il est tout de même probable que le Portugal, rasséréné par on ne sait quoi (Ronaldo ? J’en doute), passe le cap. Quitte à aller se frotter à la loterie des tirs au but, qui ont pour l’instant porté bonheur à la Pologne.

Vendredi, les Belges devraient logiquement l’emporter sur le Pays de Galles. Leurs deux derniers matchs ont séduit, même si le Pays de Galles a jusque là créé une brèche dans sa poule avant de revoir ses ambitions à la hausse. Donc avantage pour ma part aux Diables Rouges de Marc Wilmots.

C’est samedi que les choses vont se corser. Allemagne-Italie est une rencontre de finale. Il y aura des dégâts, des frustrations et de l’amertume. Forcément. Fatalement. Quelque chose me dit que l’Allemagne va s’imposer. Pressentiment gratuit et infondé, je le concède.

C’est dimanche, enfin, que l’équipe de France va jouer le match le plus dur de son Euro, en croisant l’Islande, invité surprise de ces quarts de finale. Les Bleus auront la pression. Face à l’Italie ou l’Allemagne, une défaite demeure de l’ordre du possible. Face à l’Islande, elle n’est mentalement, psychologiquement pas envisageable. Et là est leur faiblesse. Au contraire, elle fait la force de l’Islande, qui va jouer décomplexé, sans pression, devant un parterre de supporters grandissant et un courant de sympathie que sa victoire contre l’Angleterre a amplifié jusqu’à la démesure. Ces joueurs islandais ont vécu lundi le plus beau jour de leur vie. Ils ont marqué l’histoire du football et de leur pays de manière indélébile. Ils n’ont plus rien à perdre et les Français risquent de vivre un enfer pour en venir à bout. Je pense néanmoins que le miracle n’aura pas lieu deux fois et que la France va passer, quitte à livrer l’un de ces matchs de folie qu’on attend dans toutes les compétitions internationales.

20:46 Publié dans Euro 2016, Football | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |