11/06/2016

Albanie-Suisse (0-1) : la victoire sans la manière

schar.jpgOn connaît la formule, qui a désormais une gueule de cliché : «Seul le résultat compte.» Et donc les 3 points. Grâce à Fabian Schär (ci-dessus en deuxième position), particulièrement inspiré après un corner de Shaqiri à la 5e minute de jeu, la Suisse menait rapidement 1 à 0 face à une Albanie largement battable. Sauf que ce largement fut très relatif et que le score allait en rester là. Même réduite à dix suite à l’expulsion de son capitaine, Cana, l’équipe albanaise alignait une défense trop solide pour des Suisses qui ont raté un nombre d’occasions trop conséquent pour une compétition comme l’Euro. Et cela sans parler des actions albanaises, souvent dangereuses. Un double mouvement qui a permis aux deux gardiens de briller. Le portier albanais, Berisha, est resté redoutable et vigilant. Quand à Yann Sommer, il a évité le pire à la Nati en sauvant son équipe de l’égalisation suite à une maladresse de sa défense offrant un boulevard à l’Albanie. Alors oui, la Suisse aurait pu mettre un deuxième but, voire un troisième. Conjuguant le verbe dormir à la troisième personne du singulier et du pluriel lors de toute la seconde mi-temps, les commentateurs de la RTS ont dit l’essentiel du ressenti qu’on a pu éprouver face à un match peu mordant côté suisse. De quoi avoir quelques craintes pour la prochaine rencontre face à une Roumanie tout à fait solide, comme on a pu en juger hier soir. Mercredi, il va pourtant falloir arracher les 3 points qualificatifs face à elle. Et ne pas viser l’exploit sur l’ultime rencontre du groupe A, face aux Bleus dimanche prochain. Bref, pour l’heure, nous ne sommes pas rassurés mais en tête du groupe A avec la France. Donc tout va bien, non ?

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10/06/2016

France-Roumanie (2-1) : des crispations et Payet qui sauve les Bleus

payet.jpgCinquante-sept minutes d’attente. Cinquante-sept minutes avant l’ouverture du score. But de Giroud, passe décisive de Dimitri Payet (ci-dessus au centre), incontestable homme du match de ce France-Roumanie qui aurait pu tourner à la curée pour les Bleus. Dès le début de la rencontre, un cafouillage dans la surface de réparation française, sur un corner roumain, laissait en effet planer quelques doutes. Lloris, impérial, sauvait son équipe de la catastrophe. Puis, de tirs non cadrés en occasions avortées, la France, peu géniale, se heurtait à une défense roumaine qui ne laisse rien présager de bon pour la Nati mercredi soir. C’est après la mi-temps que tout s’est décanté. Peu après la reprise de Giroud donnant l’avantage à la France, un penalty ramenait les Roumains au score. Tir de Stancu, Lloris à contrepied, un but partout. Les choses auraient pu en rester là. Mais c’était sans compter sur Payet, encore lui, toujours lui, qui d’une reprise de volée puissante et somptueuse à la 89e minute, marquait le second but et apportait sur un plateau les 3 points à une France qui en avait besoin pour son entrée en compétition. Cette victoire n’est pas volée et fut loin d’être simple et pliée comme on pouvait le craindre. Et même si le chauvinisme exacerbé de nos voisins français a de quoi exaspérer, la conformité du score final – on s’y attendait, sans vraiment connaître les potentialités roumaines – augure d’un Euro qui risque de nous ménager quelques croustillants retournements de situation. Pour le destin de la Suisse, adversaire de la France dans ce groupe A, j’attendrai quelques jours avant de faire les premiers calculs. A demain.

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Euro 2016 : le scénario sera-t-il à la hauteur?

euro-2016.jpgOn parlera plus des Bleus que de l’attaquant vedette d’Irlande du Nord. Question de proximité avant tout. On n’évoquera (sans doute) plus le racisme supposé (et non avéré) de Deschamps, ni les ratiocinations de Benzema, qui grogne dans son coin à coups de tweets et d’interviews depuis l’annonce de sa non-sélection. On aura peur pour Petkovic et la Nati, en danger dès demain face à l’Albanie, et jamais à l’abri d’une mauvaise plaisanterie de départ. Les médias, surtout les télés, sortiront les grands moyens, dispositifs spéciaux, envoyés pas très spéciaux, commentateurs réalistes. On exhumera les analystes, les donneurs d’avis tout faits, les spécialistes, les experts, les invités décalés. On se clashera sur Twitter, partout ailleurs chacun se prendra pour un sélectionneur, si possible entre deux bières, on fera des paris perdus d’avance, on paninisera, on ressortira quelques clichés – une femme ne comprend rien au hors-jeu, en voilà un. Il y aura des penalty inexistants, des hors-jeu plus que litigieux, des sanctions injustes, des arrêts de jeu trop longs, des arbitres dégueulasses, des cartons jaune et rouge qui se perdent, et heureusement, des scénarios qui modifient le cours du match et son scénario, jamais écrit d’avance. Il y aura des blessés. Des forfaits. Des expulsions. Des grandes et petites équipes, l’Allemagne certainement au bout, l’Italie on ne sait pas, la Belgique en embuscade, la France, elle, s’y voit déjà. Bon, on ne s'emballe pas, vingt autres nations sont en lice.

Il sera question de sécurité, de risques d’attentats, mais aussi d’affrontements entre supporters lors des matchs classés à haut risque – dès demain soir, suivez mon regard, avec un Angleterre-Russie qui donne déjà des sueurs froides. Tout le monde ne parlera que de foot et ceux qui n’aiment pas (ils ont déjà prévenus, voire menacés d’unfollow) le feront aussi savoir, ne serait-ce que pour exister au cœur de la gloutonnerie de l’événement. Dès aujourd’hui, mon blog bascule lui aussi du côté obscur de la force pour se consacrer, sous une forme qui se définira en cours de route, à cet Euro 2016. Il n’y aura pas de réalisme, j’ai horreur de ça, mais de la partialité. Allez, rien n’est encore écrit. On se retrouve après France-Roumanie.

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