12/10/2015

Estonie - Suisse : l'autogoal qui sauve l'honneur

hitz.jpegRien à perdre, rien à gagner. Une qualification déjà acquise par la Suisse depuis vendredi soir. Des chances de décrocher une troisième place de barragiste quasi nulles pour l'Estonie, qui pour cela aurait dû battre la Suisse avec un large score et compter sur une défaite de la Slovénie contre Saint-Marin (finalement battu 0 à 2) dans l'un des deux autre matches du groupe E. A l'arrivée, cela donne un piètre spectacle. Une domination suisse, quelques frayeurs estoniennes, et in fine un autogoal qui sauve l'honneur de la Nati sur une belle action d'Embolo dans les arrêts de jeu. A l'aller, le 27 mars 2015, la Suisse à domicile avait battu l'Estonie 3 à 0. Sans enjeux, elle devait ce soir assurer le minimum face à une Estonie qui n'avait que de maigres espoirs auxquels se raccrocher. Quelques actions dangereuses ont permis au portier suisse, Marwin Hitz (photo), qui joue d'ordinaire en Bundesliga pour le FC Augsbourg, de tranquilliser ses coéquipiers pour sa deuxième sélection en équipe nationale. Dans le froid rigoureux de Tallinn - je n'y étais pas, mais la buée sortant de la bouche des joueurs sur le terrain est un indicateur hygrométrique tout à fait fiable -, les Suisses furent sans génie, produisant un jeu plutôt convenu, la tête sans doute déjà tournée vers la suite de leur campagne pour l'Euro 2016. Deux matches amicaux sont déjà planifiés en novembre. La synthèse de tous ces paramètres et les constats qui s'ensuivent - 21 points au classement final, une deuxième place qualificative relativement logique, mais une ultime rencontre passablement ennuyeuse - sont-ils rassurants (et je vois déjà venir les commentaires des journalistes spécialisés)? Oui et non. Nous serons à l'Euro, mais en produisant le type de jeu qu'on a pu voir ce soir à Tallinn, nous aurons sans doute de la peine à passer le premier tour. Mais attendons le 12 décembre et le tirage au sort pour connaître le nom de nos adversaires en 2016 et imaginer de futures hypothèses.

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09/10/2015

Le scénario idéal qui qualifie la Suisse pour l'Euro 2016

euro3.jpgLe tournant de la rencontre Suisse - San Marin ne s'est pas joué sur le terrain, mais au cours de l'autre match décisif du groupe, opposant la Slovénie et la Lituanie. Scénario idéal, en cas de match nul entre ces deux derniers et de victoire (quasiment acquise) de la Suisse contre San Marin, la Nati était qualifiée directement pour l'Euro 2016. A la 76e minute de Slovénie - Lituanie, alors que les Slovènes menaient 1 à 0, les Lituaniens ont égalisé. Lueur d'espoir du côté du stade Saint-Jacques, à Bâle, où la Suisse avait déjà rempli son contrat en atomisant un San Marin anecdotique - 7 buts à 0 au coup de sifflet final, dont trois sur penalty. Mais l'attente a précédé l'explosion. La rencontre Slovénie - Lituanie, interrompue quelques minutes par une panne de courant, ne s'est terminée que six ou sept minutes après Suisse - San Marin. Longues minutes durant lesquelles la Slovénie devait tout tenter pour arracher les trois points. En vain, le score devait en rester là, et la joie d'éclater enfin sur les visages des joueurs helvètes et de leur entraîneur, Petkovic, restés sur la pelouse de Saint-Jacques en attente de ce précieux résultat qui leur ouvre les portes de l'Euro 2016. L'ultime match de la Suisse pour ces phases qualificatives se jouera lundi soir à Tallinn contre l'Estonie. Sans incidences sur notre participation à l'Euro 2016.

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13/08/2015

Locarno 2015: "O Futebol", regard décalé sur le Mondial 2014

futebol.jpgDans ce fast-food de São Paulo, employés et clients sautent de joie. L'équipe du Brésil vient de marquer, nous sommes au début du Mondial 2014, et la Seleção n'a pas encore subi la déculottée historique que l'Allemagne lui infligera quelques jours plus tard en demi-finale. Le plan est large, puisqu'il cadre aussi bien le fast-food que l'entrée du parking juste à côté. Dans le restaurant, deux écrans de télévision laissent deviner le butteur (probablement Neymar, même si j'ai un doute) exprimant son bonheur devant la caméra. O Futebol, de Sergio Oksman, est un projet documentaire née d'une idée singulière. Un père et son fils (le réalisateur), qui ne se sont pas revus depuis vingt ans, décident de passer près d'un mois ensemble à São Paulo et de regarder les matchs du Mondial tous les deux, comme ils l'ont toujours fait.

Le rythme du film, comme son montage, suivent ainsi le calendrier des rencontres, selon un principe très libre de journal intime. Il n'est pas toujours question de football dans ce film, et d'ailleurs le réel va s'inviter dans l'histoire de manière inattendue, mais on y décèle malgré tout une vision historique que corroborent la présence d'images d'archives (des films 8 mm sortis de leurs boîtes) et d'objets liés au passé (tel ce catalogue d'images autocollantes de 1974 qu'on feuillette vers le début). Carnet de notes à la première personne, O Futebol nous fait revivre des souvenirs footballistiques récents selon un point de vue curieux et décalé. Forcément intéressant. D'une durée de 68 minutes, ce long-métrage est en compétition à Locarno.

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