09/10/2015

Le scénario idéal qui qualifie la Suisse pour l'Euro 2016

euro3.jpgLe tournant de la rencontre Suisse - San Marin ne s'est pas joué sur le terrain, mais au cours de l'autre match décisif du groupe, opposant la Slovénie et la Lituanie. Scénario idéal, en cas de match nul entre ces deux derniers et de victoire (quasiment acquise) de la Suisse contre San Marin, la Nati était qualifiée directement pour l'Euro 2016. A la 76e minute de Slovénie - Lituanie, alors que les Slovènes menaient 1 à 0, les Lituaniens ont égalisé. Lueur d'espoir du côté du stade Saint-Jacques, à Bâle, où la Suisse avait déjà rempli son contrat en atomisant un San Marin anecdotique - 7 buts à 0 au coup de sifflet final, dont trois sur penalty. Mais l'attente a précédé l'explosion. La rencontre Slovénie - Lituanie, interrompue quelques minutes par une panne de courant, ne s'est terminée que six ou sept minutes après Suisse - San Marin. Longues minutes durant lesquelles la Slovénie devait tout tenter pour arracher les trois points. En vain, le score devait en rester là, et la joie d'éclater enfin sur les visages des joueurs helvètes et de leur entraîneur, Petkovic, restés sur la pelouse de Saint-Jacques en attente de ce précieux résultat qui leur ouvre les portes de l'Euro 2016. L'ultime match de la Suisse pour ces phases qualificatives se jouera lundi soir à Tallinn contre l'Estonie. Sans incidences sur notre participation à l'Euro 2016.

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13/08/2015

Locarno 2015: "O Futebol", regard décalé sur le Mondial 2014

futebol.jpgDans ce fast-food de São Paulo, employés et clients sautent de joie. L'équipe du Brésil vient de marquer, nous sommes au début du Mondial 2014, et la Seleção n'a pas encore subi la déculottée historique que l'Allemagne lui infligera quelques jours plus tard en demi-finale. Le plan est large, puisqu'il cadre aussi bien le fast-food que l'entrée du parking juste à côté. Dans le restaurant, deux écrans de télévision laissent deviner le butteur (probablement Neymar, même si j'ai un doute) exprimant son bonheur devant la caméra. O Futebol, de Sergio Oksman, est un projet documentaire née d'une idée singulière. Un père et son fils (le réalisateur), qui ne se sont pas revus depuis vingt ans, décident de passer près d'un mois ensemble à São Paulo et de regarder les matchs du Mondial tous les deux, comme ils l'ont toujours fait.

Le rythme du film, comme son montage, suivent ainsi le calendrier des rencontres, selon un principe très libre de journal intime. Il n'est pas toujours question de football dans ce film, et d'ailleurs le réel va s'inviter dans l'histoire de manière inattendue, mais on y décèle malgré tout une vision historique que corroborent la présence d'images d'archives (des films 8 mm sortis de leurs boîtes) et d'objets liés au passé (tel ce catalogue d'images autocollantes de 1974 qu'on feuillette vers le début). Carnet de notes à la première personne, O Futebol nous fait revivre des souvenirs footballistiques récents selon un point de vue curieux et décalé. Forcément intéressant. D'une durée de 68 minutes, ce long-métrage est en compétition à Locarno.

13:11 Publié dans Cinéma, Festival de Locarno 2015, Football | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

28/05/2015

Sepp Blatter, 79 ans, ce "mec qui détruit le foot"

blatter.jpgJe n'ai pas pour habitude de commenter l'actualité dans mon blog, mais là, au vu de la charge comique involontaire d'une affaire que je ne vous résumerai pas - tapez Sepp Blatter sur Google, vous n'aurez que l'embarras du choix et toutes les explications nécessaires - il est difficile de résister. Regardez-le, justement, le vieux Blatter, 79 ans, avec la Coupe du monde, sur la photo ci-dessus. Je ne sais pas vous, mais moi j'ai l'impression qu'il la salit. En même temps, impression n'est pas raison, je vous l'accorde. Donc, depuis quelques heures, les insultes fusent sur les réseaux (j'ai relevé un "fiente" du plus bel effet) et la planète entière, le monde du foot, les éditorialistes, Michel Platini et la Reine d'Angleterre (euh, pas sûr, là) exigent la démission de Blatter, "un mec qui détruit le foot" comme l'écrit un tweetos que je viens de RT. Président à vie de la FIFA (en fait, non, mais c'est ce qu'il croit), le Valaisan brigue un cinquième mandat qui sera sans doute voté demain  - et il y aura scandale ou bal à Buckingham, au choix. Pour se défendre, le patriarche, qui s'accroche comme une sangsue (animal qui a deux coeurs, lui!), a tenu conférence de presse, déclarant entre autres ceci: "Je ne peux pas surveiller tout le monde". Et là, on demande à Nabilla de lui répondre: "Non mais allô!". Car si, justement, mon vieux, tu dois surveiller tout le monde (je te dis tu, j'ai envie d'oublier le respect), t'as même que ça à foutre, caler tes fesses sur ton gros fauteuil présidentiel en attendant tes dividendes juteux et en arbitrant les magouilles. Ah mais non, tu peux pas, les magouilles, c'est toi. Enfin, je dis ça sans preuves, mais y a des fois où ça crève tellement les yeux. Du balai! RIP.

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