18/01/2016

KIC 8462852, l'hypothèse extraterrestre tient la route

Dyson_Sphere_Update.jpgIl y a quelques mois, le télescope spatial Kepler, observant une étoile, KIC 8462852, située à environ 1480 années lumières de la terre, y détectait des variations de luminosité brutales, durables, imprévisibles et surtout bien mystérieuses. J’avais consacré un billet à cette news. On peut le consulter ici. Si aucune cause naturelle ne semblait alors expliquer ce phénomène, il restait au moins deux hypothèses. Celle du passage d’une nuée de comètes autour de l’étoile. Peu probable, mais possible. Ou celle, encore plus hardie, d’une gigantesque structure de type sphère de Dyson (il en existe des dizaines de modèles, en voici une vue d’artiste ci-dessus), mégastructure créée par une civilisation extraterrestre pour capturer l’énergie de l’étoile. Dans tous les cas, il y a quelque chose de gigantesque autour de cette étoile, quelque chose qui obstruerait sa luminosité de manière aléatoire.

Pour tenter d’en savoir plus, l’astronome américain Bradley E. Schaefer a sondé les archives de l’université d’Harvard. Les premières données récoltées sur KIC 8462852 remontent à 1890 et s’étalent jusqu’en 1989. En analysant environ 1200 mesures de luminosité de cette étoile, il a constaté que les variations observées ont lieu depuis plus de cent ans. Or, si elles étaient causées par le passage d’une nuée de comètes, il faudrait dans ce cas qu’environ 648 000 comètes géantes (soit d’au moins 200 km de diamètre) passent chacune à leur tour depuis un siècle devant l’étoile. L’hypothèse devient dès lors totalement invraisemblable.

En écartant cette piste qui était jusqu’alors la plus plausible, l’hypothèse extraterrestre redevient crédible. Sauf que là aussi, tout ne colle pas. Les signaux infrarouges en provenance de cette étoile sont en effet tout à fait normaux. Or si un objet artificiel de taille gigantesque avait été construit autour d’elle, il devrait au contraire irradier. Un argument de poids, si j’ose dire, qu’un autre constat vient étayer. Les télescopes du programme SETI ont pointé leur nez en décembre vers KIC 8462852. Et ils n’ont rien détecté du tout. Ni signaux laser, ni signaux radio. Ce qui laisse à penser soit qu’il n’y a aucun extraterrestre là-bas, soit qu’ils sont murés dans le silence. Saura-t-on un jour ce qui tourne autour de KIC 8462852 ? Bien malin celui qui peut le deviner. A suivre dans les prochains mois.

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10/01/2016

Une étrange croix repérée sur Pluton

pluton.jpgIl y avait les lumières et la pyramide de Cérès. Et des bizarreries géologiques sur Pluton. Les planètes naines sont décidément riches en mystères, pour l’heure presque tous expliqués. Voici à présent une croix repérée sur la surface de Pluton et distillée une fois de plus par la sonde New Horizons, dont le travail ne cesse d’impressionner. Le motif apparaît sur une vaste plaine (nommée Spoutnik) gelée et parsemée de cercles assez larges, entre 16 à 40 kilomètres. Traces visiblement formées, selon des experts, par des remontées d’azote à la surface. Le gaz réchaufferait la glace sous l’effet de la chaleur interne de la planète naine avant que la glace s’enfonce à nouveau, créant les petites cellules qu’on peut apercevoir. Ce serait la rencontre entre ces quatre cellules qui aurait formé une croix. Rien d’autre. Pour l’instant, nous sommes toujours seuls dans le système solaire. Dans la galaxie. Dans l’univers. Jusqu’à preuve du contraire.

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14/12/2015

Le mystère des lumières captées sur Cérès a été résolu

ceres.jpgLe mystère nous aura tenus en haleine une grande partie de l'année. Soit depuis février, mois durant lequel je consacrais mon premier billet à Cérès, et surtout aux mystérieuses lumières captées par la sonde Dawn sur la surface de cette planète naine du système solaire, planète dont l'orbite se situe entre Mars et Jupiter. L'énigme est désormais résolue par des scientifiques de l'Institut Max Planck qui en publient une étude dans la revue NatureEn collectant différents éléments, ils ont ainsi pu déduire la présence d’un certain type de sel, l’hexahydrite (forme de sulfate de magnésium hydraté), mélangé à des rochers et de l’eau gelée. Ce sont ces sels qui reflètent la lumière du soleil. Sous l’effet des rayons solaires, la glace passerait directement de l’état solide à l’état gazeux, et l’évaporation de l’eau laisserait derrière elle une sorte de brume (également repérée par Dawn) ainsi que ces sels expliquant la présence des étranges taches blanches et lumineuses. La composition de Cérès elle-même ressort de tout cela. Elle serait donc formée d’une couche de glace contenant une forte proportion de sels. Cette saumure gelée serait recouverte de rochers et de poussières. Et lorsque des astéroïdes heurtent Cérès, ils creusent des cratères laissant apparaître cette couche glacée que les rayons du soleil reflètent. On peut également en déduire que les zones géologiques observées sont plutôt récentes. Dans le cas contraire, la totalité de l’eau contenue dans les zones brillantes se serait déjà évaporée. Tout cela offre un scénario cohérent et oblige à renoncer à l’hypothèse – ô combien plus séduisante, pourtant - d’une éventuelle base extraterrestre sur la surface de Cérès. Néanmoins, ce phénomène de vaporisation tel qu’observé sur Cérès était jusque là plutôt l’apanage des comètes. Ce qui soulève de nombreuses autres questions auxquelles Dawn répondra peut-être bientôt.

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