01/04/2015

Le voyage sur Mars, c'est pour "bientôt"

mission-to-mars.jpgCe photogramme de Mission to Mars de Brian De Palma nous rappelle que les voyages pour la planète rouge, c'est pour bientôt. Soit vers 2030, date à laquelle les Etats-Unis devraient envoyer des astronautes là-bas. Un vol qui durera environ six mois, sans compter le retour. Plus de six mois, c'est long, et on ignore pour l'instant quelles seront les conséquences d'un séjour aussi long dans l'espace pour le métabolisme humain. Pour le savoir, il va falloir réaliser des tests. L'un d'entre eux est en cours. Vendredi dernier, un astronaute américain et deux cosmonautes russes ont décollé à bord du vaisseau Soyouz-TMA16M en direction de la Station spatiale internationale (ISS). Partis vendredi soir du cosmodrome du Kazakhstan, ils ont atteint l'avant poste orbital 5 heures 51 minutes après leur départ. Deux heures plus tard, le sas entre Soyouz et l'ISS a été ouvert et les hommes ont été accueillis par les trois membres actuels de l'équipage de l'ISS.

Deux d'entre eux vont y séjourner 342 jours. Ce sera la plus longue période ininterrompue effectuée par des astronautes dans l'ISS depuis la mise en service de son premier module habitable en 2000. On sait qu'un voyage dans l'espace peut avoir un impact sur la physiologie humaine. Peuvent s'ensuivre des troubles de la vision ou du système immunitaire, ou encore une altération de la mémoire et du sens de l'orientation. Reste à savoir, au-delà de six mois, quels autres symptômes peuvent surgir. L'astronaute américain de la mission, Scott Kelly, 51 ans, ayant un frère jumeau resté sur terre, il est prévu de comparer l'évolution de leurs caractéristiques biologiques. On se réjouit de connaître les premiers résultats de tout cela.

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26/03/2015

Il y a de l'azote sur Mars

azote.jpgMars n'en finit pas de surprendre. Après l'observation de gigantesques amas nuageux détectés début... mars, voici qu'on apprend que de l'azote se trouve sur la surface de la planète rouge. C'est le rover Curiosity (le petit robot) qui a fait cette découverte. Des échantillons de sable et de poussière ont conclu à la présence de molécules de nitrates formées d'un atome d'azote et de trois atomes d'oxygène (NO3). On sait que l'azote est un élément essentiel à la vie, car il se trouve à la base de molécules fondamentales comme l'ADN ou l'ARN. En d'autres termes, cette découverte suggère une fois de plus que Mars a pu, dans un passé lointain, abriter de la vie. L'an dernier, un physicien, John Brandenburg, émettait même l'hypothèse que la planète avait été frappée, il y a très longtemps, par une guerre nucléaire qui aurait éradiqué toute vie sur sa surface, anéantissant deux civilisations de type humanoïde. Et il n'y en aurait plus aucune trace?

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23/03/2015

La Voie lactée serait plus large qu'on ne le pensait

voie.jpgCe dessin de notre galaxie, la Voie lactée, n'est pas juste. Sa largeur indique 100 000 années-lumière. En réalité, elle est encore plus large. Et fait 150 000 années-lumière. Ce qui n'est pas une petite différence. Elle est même énorme. Mais comment a-t-on pu se tromper à ce point? Un institut new-yorkais, l'Institut Polytechnic Rensselear, a révélé hier des résultats provenant de l'analyse de milliers de données stockées par un programme depuis 2002. Ce qu'elles nous apprennent est édifiant. Jusqu'alors, les anneaux de matière concentrique autour de la Voie lactée n'avaient pas été inclus dans la structure de la galaxie. Ces anneaux, qui sont des ondulations du disque, comportent des étoiles situées à au moins 60 000 années-lumière du centre. Elles finissent par porter son diamètre aux alentours de 150 000 années-lumière.

Ceux qui espèrent un jour que le voyage interstellaire sera possible risquent d'en être pour leurs frais. Surtout lorsqu'on sait qu'une sonde spatiale de type Voyager, fonçant à 20 kilomètres par seconde, mettrait environ 100 000 ans pour atteindre l'étoile la plus proche du soleil, Alpha (ou Proxima) du Centaure. Et celle-ci n'est située qu'à 4,2 années-lumière! Je vous laisse imaginer les millions d'années qu'il faudrait pour aller encore plus loin. Et là, on ne parle que de la Voie lactée, notre galaxie. Des galaxies, l'univers en compte plusieurs autres centaines de milliards. L'éternité n'y suffirait donc pas. A moins de trouver un moyen de voyager plus vite que la lumière en empruntant des couloirs ou trous de ver (rappelons que leur existence est purement théorique et hypothétique) qui permettraient de trouer l'espace-temps. Pour l'instant, tout cela n'est que de la science-fiction.

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