21/05/2018

L'infiniment lointain à notre portée

MACS1149-JD1.jpgPendant que Cannes embrasait nos rétines (cf tous mes billets-ci-dessous), il s’est passé des choses dans le monde. Un mariage à Londres, un conseiller d’état dans la tourmente à Genève. Mais plus important encore, plus cosmiquement fondamental, on a vu quelque chose très loin et de très lointain dans l’univers (la distance étant du temps, les deux sont presque pareils). Relayée par l’AFP, qui se trompe légèrement en réduisant le Big Bang à une explosion, une étude parue ces jours dans la revue Nature fait en effet état de la plus lointaine galaxie jamais détectée, baptisée du nom peu affriolant de MACS1149-JD1. Détectée donc observée, si on peut appeler ainsi la lueur légère entrevue par le radiotélescope ALMA et les quatre télescopes VLT du Chili il y a quelques semaines (photo ci-dessus). Emise par de l’oxygène, cette lueur remonte à 13,28 milliards d’années. Soit 500 millions d’années après le Big Bang si on considère la date de formation de l’univers à 14 milliards d’années en arrière. Ce qu’il y a de neuf, c’est que par déduction, astronomes et scientifiques peuvent alors imaginer que puisqu’il y avait de l’oxygène, alors la galaxie abritait déjà des étoiles d’un certain âge. Et donc que leur formation était antérieure, environ 250 millions d’années avant, soit… 250 millions d’années après le Big Bang (250 + 250 = 500). Ce type de news est relativement fréquent, et l’examen des limites de l’univers observable dépend essentiellement de l’implantation de nouveaux télescopes. Pourra-t-on bientôt dater, voire observer l’aube cosmique, moment de la naissance de la toute première galaxie et de la première lueur stellaire ? Savoir réellement ce qui s’est produit à cet instant T (ce dont je doute, puisqu’il n’y aurait encore pas eu de lumière pour véhiculer l’«image»  d’un tel événement) ? Dans tous les cas, je ne manquerai pas de le signaler.

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01/02/2018

Un astéroïde va-t-il percuter la terre le 4 février ?

aster.jpgIl y a seize ans, le 15 janvier 2002, on découvrait un astéroïde. On le baptisa aussitôt. 2002AJ129, c’est son nom. Situé dans le système solaire, il s’y déplace très vite. A 122’000 km/h, soit 34 km/s. Mais il est surtout très grand, d’une taille entre 0,5 et 1,2 kilomètres. Soit à peu près la dimension d’un gratte-ciel du type One World Trade Center. Et à partir de 140 mètres, ce type d’objet céleste peut-être considéré comme dangereux. D’autant plus que le 4 février, il va passer tout près de notre globe et croiser notre orbite (dessin ci-dessus). Tout près, c’est-à-dire tout de même à 4,2 millions de kilomètres. Va-t-il rentrer dans notre atmosphère ou s’écraser sur la surface terrestre? Zéro risque, argumentent des spécialistes de la NASA. D’après leurs calculs, les possibilités que 2002AJ129 entre en collision avec la terre sont nulles. Le 4 février comme n’importe quel jour lors des cent ans à venir. Des calculs infaillibles et précis : cela fait quatorze ans que ces équipes scrutent le gros astéroïde. Nous voilà rassurés !

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25/01/2018

Cette éclipse qui nous passera sous le nez

Capture d’écran 2018-01-25 à 20.36.49.pngLe 31 janvier, l’éclipse de lune sera totale. Et celle-ci sera pleine. Et bleue. Et même peut-être rouge, par endroits. D’où son appellation de superlune bleue de sang. Le hic, c’est que nous ne la verrons pas. Tout simplement parce que nous ne sommes pas dans les bonnes zones d’observation pour le faire, comme l’indique cette infographie détaillant les fuseaux où l’éclipse sera visible. Le terme «lune bleue» ne se réfère d’ailleurs pas à la couleur du satellite, mais désigne une seconde pleine lune dans le même mois. En effet, il y en a usuellement 12 par année. Cette année, il faudra en compter 14, janvier et mars comportant chacun une seconde pleine lune. Quant à la prochaine éclipse de lune, vous pourrez l’admirer tranquillement le 27 juillet 2018. Voyez. Cette fois nous sommes dans la zone.

lune27.jpg

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