01/06/2016

Courgette sort de sa réserve pour les votations de dimanche

courgette.jpgOn le sait, Courgette a séduit tout Cannes. Le sympathique héros du formidable film de Claude Barras, Ma vie de Courgette, revient aujourd’hui sur ses terres. Tout d’abord ce soir, en guise d’ouverture de la reprise d’une partie des films de la Quinzaine des réalisateurs au Grütli. C’est à 20 heures 45 et la séance ne sera pas répétée. Ensuite sur cette image, format flyer, où il nous communique son sentiment sur les votations du 5 juin. En cas de résultats négatifs dimanche, rien ne dit que d’autres Courgette puissent pousser dans un proche avenir.

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25/05/2016

Cannes 2016: la Quinzaine débarque à Genève

quinzaine.jpgUn film énigmatique, un homme et une femme, rien de plus, fragments d’une affiche arrachée sur fond bleu muraille piqué, tel était le visuel de l’affiche de la Quinzaine des Réalisateurs 2016. Riche en découvertes – j’ai envie de préciser : comme toujours – la prestigieuse section parallèle cannoise se rapproche de nous. Du 1er au 7 juin, elle installe ses quartiers comme chaque année au Grütli, avec une sélection de près des deux/tiers du programme et quelques invités. Le stimulant phénomène Ma vie de Courgette, de Claude Barras, révélation d'une sensibilité unique pour l'animation. Mean Dreams, surprenant film de genre imprégné de l’esprit indé signé Nathan Morlando, avec deux jeunes comédiens formidables. Les déchirements de Bérénice Bejo et Cédric Kahn dans le millimétré L’Economie du couple de Joachim Lafosse. Ou le splendide dernier opus de Marco Bellocchio, Fai bei sogni, qui revisite la nostalgie de l’enfance avec une grâce particulière et aurait d’ailleurs pu dignement figurer en compétition officielle. Voici pour ceux que j’ai pu visionner à Cannes et auxquels s’ajoutent neuf autres titres à découvrir sans modération.

Du 1er au 7 juin aux cinémas du Grütli.

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23/05/2016

Cannes, Jour 12 + 1: c'était quoi, votre palmarès idéal?

Palmes.jpgLendemain de Cannes et soupe à la grimace. Pas besoin de se promener longtemps sur les réseaux pour voir que personne n’est content de ce palmarès des absents qui clôt une quinzaine riche en images et en audaces formelles. Ceux qui comme moi ont visionné les 21 longs-métrages de la compétition officielle sont unanimes à reconnaître que le jury, présidé par George Miller, fut particulièrement à côté de la plaque. Avec d’autres personnalités, il en eut sans doute été tout autrement. Mais voilà, on ne peut pas refaire l’histoire officielle. Juste noter un clivage entre neuf personnes débattant dans une suite cinq étoiles et la quasi totalité des professionnels, surtout les critiques, qui pèsent tout de même de leur poids sur un festival comme Cannes. Et puis il y a ceux qui n’ont pas vu tous les films (faute de temps, d’intérêt, who cares ?) mais eurent quelques coups de cœur et emboîtent le pas aux précédents en ronchonnant à l’identique. Il n’y a pas de palmarès idéal. Juste des palmarès rêvés. Voici le mien.

 

Palme d’or : Toni Erdmann de Maren Ade

Grand Prix du Jury : Paterson de Jim Jarmusch

Prix de la mise en scène ex-aequo : Personal Shopper d’Olivier Assayas et Elle de Paul Verhoeven

Prix du scénario : Ma Loute de Bruno Dumont

Prix du Jury : Rester vertical d’Alain Guiraudie

Prix de la meilleure interprétation féminine : Sandra Hüller pour Toni Erdmann de Maren Ade

Prix de la meilleure interprétation masculine : Adam Driver pour Paterson de Jim Jarmusch

 

Je ne sais pas s’il respecte le protocole des prix et je m’en fous, mais il y aurait eu des absents : Aquarius de Kleber Mendonça Filho, parce qu’il n’y a pas de place pour tout le monde ; Julieta d’Almodovar parce qu’il m’a laissé de marbre ; American Honey d’Andrea Arnold parce que je n’aurais pas voulu lui faire l’affront de lui donner un Prix du jury pour la troisième fois ; I, Daniel Blake de Ken Loach parce qu’il reste figé dans ses intentions louables en omettant que le cinéma est aussi affaire de grammaire ; Juste la fin du monde de Xavier Dolan parce que le benjamin du concours a encore tout le temps de faire mieux et de remporter une palme dans la prochaine décennie ; Ma’ Rosa de Brillante Ma Mendoza parce que je n’aurais pas pu mettre trois prix de la mise en scène ex-aequo ; Forushande d’Asghar Farhadi et Bacalaureat de Cristian Mungiu parce que j’en ai un peu marre de leur formalisme narratif profilé pour remporter des prix.

Reste à parler de Jean-Pierre Léaud, des sections parallèles et de quelques rencontres. Mais ce sera dans un prochain billet.

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