Retour sur images - Page 4

  • Ils nous ont quittés en juillet 2019

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    cortese.jpegTrait d’union entre l’Europe et Hollywood, Valentina Cortese était italienne et tempétueuse. De Fellini à Truffaut, elle apparut dans grand nombre de films avant de se retirer en 1993. C’est dans sa ville natale, Milan, qu’elle s’est éteinte à l’âge de 96 ans. Le même mois vit partir plusieurs grands noms de la musique comme João Gilberto ou Johnny Clegg (ci-dessous). Voici la liste des principaux disparus du cinéma et de la culture en juillet 2019.

     

    Cameron BOYCE, acteur et chanteur américain (28 mai 1999 – 6 juillet 2019).

    Johnny CLEGG, auteur-compositeur-interprète sud-africain (7 juin 1953 – 16 juillet 2019).

    Costa CORDALIS, chanteur allemand (1er mai 1944 – 2 juillet 2019).

    Valentina CORTESE, actrice italienne (1er janvier 1923 – 10 juillet 2019).

    João GILBERTO, musicien brésilien (10 juin 1931 – 6 juillet 2019).

    Ugo GREGORETTI, réalisateur italien (28 septembre 1930 – 5 juillet 2019).

    Rutger HAUER, acteur néerlandais (23 janvier 1944 – 19 juillet 2019).

    Danièle HEYMANN, critique de cinéma française (16 mai 1933 – 25 juillet 2019).

    Freddie JONES, acteur britannique (12 septembre 1927 – 9 juillet 2019).

    Pierre LHOMME, directeur de la photographie français (5 avril 1930 – 4 juillet 2019).

    Philippe OGOUZ, acteur et metteur en scène français (20 novembre 1939 – 25 juillet 2019).

    Rip TORN, acteur américain (6 février 1931 – 9 juillet 2019).

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  • Jalil Lespert : «Est-ce qu’Alice Pol t’a dit des trucs sympas sur moi ?»

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    lespert.jpgOn le connaît comme acteur, bien sûr, et depuis quelques films comme réalisateur. Le Dindon est son cinquième long métrage et sa première comédie. Mais Jalil Lespert a aussi réalisé quelques épisodes de la prestigieuse série Versailles. Il aime visiblement varier les registres. Après Alice Pol, qui joue dans Le Dindon, j’ai fait une nouvelle interview cash avec lui.

    En 2001, tu as remporté le César de meilleur espoir masculin pour Ressources humaines de Laurent Cantet. Plus aucun depuis. Ce n’est pas un peu frustrant ?

    Pas du tout. En avoir un dans une carrière, c’est déjà formidable. Certains n’en ont jamais eu. Je pense à un réalisateur comme Cédric Klapisch. Je mesure la chance de faire ce métier. Et surtout, je ne le pratique pas pour décrocher des trophées.

    Le cinéma aime les cloisonnements. Après Le Dindon, tu risques d’être catalogué cinéaste commercial. Cela ne te gêne pas ?

    J’essaie de lutter contre ces clivages. De faire différent. Comme spectateur, j’aime toutes sortes de cinémas. Mais je ne me soucie pas trop de ce que fait le voisin. Je ne le juge pas. J’espère que c’est pareil pour moi.

    Quelle question peut te mettre en colère ?

    Dans le registre du cinéma, rien. J’ai tout entendu et je m’énerve rarement. Sinon, les questions trop personnelles, les réflexions racistes, je n’aime pas. Ou les questions à répétition. Par exemple, à la sortie d’Yves Saint Laurent, on me demandait constamment si Pierre Bergé avait coécrit le scénario. Alors qu’il avait juste donné sa confiance et son veto au film. Mais à chaque entretien ou presque, je devais me répéter.

    Quelle question rêves-tu qu’on te pose ?

    Comment vous avez fait pour élever si bien vos chats ? Non, c’est nul, je retire. Franchement, je ne rêve d’aucune question. J’aime être surpris.

    Si tu as carte blanche pour dire ce que tu veux, que dirais-tu ?

    Je voudrais savoir si Alice Pol t’a dit des trucs sympas sur moi ou pas.

    Nous n’avons pas spécialement parlé de toi. Mais elle avait l’air ravie du film.

    Tant mieux, alors.

    A présent, une question posée par ma précédente interviewée, sans savoir qu’elle s’adresserait à toi. Il s’agit d’Alice Pol, justement. Sa question : Qu’est-ce que tu ferais dans une prochaine vie ?

    Je prendrais mon temps. J’ai un tempérament speed, j’aimerais apprendre à davantage respirer. J’ai un emploi du temps chargé, en plus. Je tourne un documentaire pour Netflix ainsi que le premier long-métrage de Charlotte Le Bon. Dans une prochaine vie, le bonheur pourrait se vivre différemment.

    Et quelle question poses-tu à mon prochain invité ?

    Quel est le film qui t’a donné envie de faire des films et de venir en parler en interview ?

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  • Alice Pol : «Je rêve d'être chanteuse, mais ce n'est pas un projet»

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    pol.jpgElle est de Marseille, mais n’a pas l’accent du midi. A 22 ans, elle a écrit une pièce qui a fait l’objet de deux tournées à succès. On la retrouve régulièrement au générique de comédies populaires, aux côtés de Dany Boon, Pierre Richard ou Kad Merad. Dès mercredi, c’est dans Le Dindon de Jalil Lespert qu’on va revoir Alice Pol et son énergie, sa bonne humeur, sa voracité comique. Dans l’attente, elle a accepté avec le sourire le principe de l’interview cash.

    Tu as joué dans Le Dindon avec Dany Boon. Aimerais-tu être aussi connue que lui ?

    Etre populaire et connue, cela signifie que l’on tourne dans des films qui plaisent au public. Donc oui, je ne dirais pas non. Et puis cela fait partie du package. On fait aussi ce métier pour le partager.

    Rêves-tu d’un rôle à total contre-emploi ?

    Comme tous les acteurs, oui. Mais je rêve surtout d’être chanteuse. D’écrire mes textes, de faire de la scène.

    Tu comptes le faire ?

    Tu m’as parlé de rêve. C’est un rêve et pas un projet.

    Qu’est-ce que ça te fait de porter le même nom qu’un célèbre éditeur français, les éditions P.O.L. ?

    Pol, c’est mon vrai nom, contrairement à eux (P.O.L. sont en effet les initiales de leur fondateur). Mon nom est d’origine espagnole. Que veux-tu que je te dise d’autre ?

    Quelles sont les questions qui te mettent en colère ?

    De manière générale, j’ai horreur des questions malveillantes, qu’on réduise mes propos. C’est parfois le cas dans des émissions télé.

    Quelle question rêves-tu qu’on te pose ?

    Quand tu étais enfant, avais-tu osé rêver que tu arriverais à vivre de ce métier ? Et au fond, je ne sais pas si j’ai rêvé de tout cela ou si je le voulais. Tout se mélange.

    Si tu avais carte blanche pour dire ce que tu veux, que dirais-tu ?

    Je n’ai pas assez dormi pour te répondre, là.

    A présent, une question posée par mon précédent invité, sans savoir à qui elle s’adresserait. Il s’agit de Maud Wyler. Sa question : Est-ce que la vie que vous vivez est véritablement la vôtre ? C’est une question que pose Fanny Ardant dans Perdrix.

    C’est une question que je me pose assez souvent mais je ne crois pas que je saurais y répondre. Régulièrement, je remets tout en doute. Je suis quelqu’un de très angoissé. J’ai besoin de respect, d’avoir un but, une mission, et qu’on m’aime.

    Et quelle question poses-tu à mon prochain invité ?

    Qu’est-ce que tu ferais dans une prochaine vie ?

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