Interviews cash

  • Ariane Ascaride: "Jouer dans "Plus belle la vie"? Pas question"

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    ascariderit.jpgJ'ai rencontré Ariane Ascaride un peu avant les fêtes pour la promo du formidable Gloria Mundi de Robert Guédiguian. Après mon interview normale, parue dans la foulée dans le print, elle a accepté le principe des questions cash que voici. Et par chance, Gloria Mundi est toujours à l'affiche en salles. Il n'est donc pas trop tard pour le rattraper.


    Tu as fait la moitié de tes films avec ton compagnon, Robert Guédiguian. Les autres cinéastes doivent te trouver trop rare et peut-être en ressentir de la frustration, tu ne penses pas?


    Je ne sais pas si c'est dur pour les autres ni s'ils raisonnent comme ça. Je souhaite surtout à toutes les autres actrices d'avoir les rôles que j'ai eus avec Robert Guédiguian. Et cela dit, je n'ai accepté que des films que je voulais vraiment faire, quels que soient les cinéastes. La seule fois où j'ai moins aimé, c'était pour un truc à la télévision, une série qui s'appelait Tribunal. Je n'ai pas répété, pas vu le réalisateur. Je n'avais pas de partenaire et la maquilleuse ne me parlait que de ses problèmes. Mais c'est le mode de production qui voulait ça.


    Vu tes origines, on aurait pu te voir dans le feuilleton Plus belle la vie.


    Pas question. Pour moi, c'est de la m... Cette manière de puiser dans l'air du temps pour construire des intrigues, je ne peux pas, c'est trop fabriqué. Cela dit, ceux qui font cette série la font très bien et cela donne du travail à énormément de gens.


    Accepterais-tu de tourner dans une comédie?


    Bien sûr. Mais une bonne. Du genre Le Diable par la queue de Philippe de Broca.


    Que pourrais-tu dire de négatif sur toi?


    Je suis trop impatiente. Et angoissée.


    Et sur Gloria Mundi?


    Rien.


    Qu'est-ce qui te gonfle dans le cinéma français?


    La représentation. C'est quelque chose que je ne sais pas du tout faire.


    A présent, une question posée par mon précédent invité, sans savoir qu’il s’adresserait à toi. Il s’agit de Xavier Dolan. Sa question: Quelle est ta saison préférée?


    Pendant longtemps, ça a été le printemps. Et puis un jour, j'ai remarqué les feuilles vertes des châtaigniers et toutes ces couleurs changeantes de la nature. Alors je ne sais pas si c'est l'âge, mais je me suis mis à aimer l'automne. Ses couleurs sont prodigieuses. Et puis j'aime bien les jours qui raccourcissent.


    Et quelle question poses-tu à mon prochain invité?


    Quel est le dernier livre que tu as lu?

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  • GIFF 2019 - Xavier Dolan: "Jouer dans ton film? Tout dépend du rôle"

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    dolan.jpgAprès l'interview classique que j'ai faite avec Xavier Dolan, parue dans la TdG du 11 novembre, le jeune réalisateur québécois a accepté le principe d'une courte interview cash qu'il a d'ailleurs fort apprécié aussi, m'a-t-il fait savoir plus tard. Avec des questions qu'on ne lui avait sans doute jamais posé.


    En été 2018, tu as décidé de fermer ton compte Twitter à cause notamment des haters. Tu ne le regrettes pas?


    Non, aucun regret. Absolument aucun. J'en avais marre de perdre mon temps à répondre à des imbéciles. Je pense que je n'aurais pas dû être sur Twitter, à la base. L'erreur venait de là.


    Souvent, dans mes interviews cash, je demande à mes invités ce qui les énerve. Avec toi, je vais inverser. Qu'est-ce qui t'amuse dans la vie?


    De jouer à des jeux de société avec des amis. Au jeu du synopsis, par exemple. C'est un peu comme le jeu du dictionnaire. On a des titres de films et il faut inventer des synopsis. C'est extrêmement drôle.


    Et en interview?


    Dans les entretiens habituels, il est rare que je m'amuse. C'est l'interview cash donc je te réponds cash.


    J'ai un projet de docu-fiction dans lequel j'apparaîtrai. Serais-tu d'accord de jouer dedans?


    Tout dépend du projet et tout dépend du rôle.


    Le rôle de quelqu'un de très énervé. J'aime quand tu es en colère dans les films.


    Ecoute, on verra. Je ne peux pas te répondre comme ça.


    A présent, une question posée par mon précédent invité, sans savoir qu’il s’adresserait à toi. Il s’agit de Jan Kounen. Sa question: Qu'est-ce que tu penses de la VR? En as-tu fait ou en feras-tu?


    Alors ça m'intéresse, j'en ai déjà testé. Mais c'est très vertigineux pour moi. Trop vertigineux. L'espace dans lequel on est, je trouve cela perturbant. Je dirais même que ça me donne envie de vomir. Donc pour moi, il serait impossible d'en faire. Je n'aurais d'ailleurs pas envie de réaliser de VR.


    Et quelle question poses-tu à mon prochain invité ?


    J'ai besoin de savoir qui ce sera, je ne peux pas poser une question comme ça en l'air.


    Mais je ne sais pas moi-même qui ce sera. C'est le but du jeu.


    Bon, ok. Quelle est ta saison préférée?

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  • GIFF 2019 - Jan Kounen: "Les mauvaises critiques de mes films, je les mets sur la jaquette des vidéo"

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    kounen.jpegAyahuasca - Kosmik Journey était l'une des VR du récent GIFF et l'une des plus sensationnelles, puisqu'elle nous immergeait dans un trip hallucinogène. Elle était signée par Jan Kounen, auteur de Dobermann en 1997 et de Coco Chanel et Igor Stravinsky en 2009. L'occasion idéale de le rencontrer et d'évoquer son passé et son futur en mode interview cash.


    Qu'est-ce qui t'a intéressé dans la VR, en dehors de l'expérimentation formelle que cela suppose?


    J'en ai vu et expérimenté toutes sortes et ça m'a fasciné. Comme on me l'a proposé, je me suis dit que ça valait le coup d'essayer. Avec l'espoir de retrouver cette sensation de vertige que j'ai parfois éprouvé au cinéma.


    En même temps, ton installation prolonge ta réflexion sur les substances psychotropes?


    Qui sont liées à la médecine indigène, oui. Ces recherches me préoccupent depuis au moins vingt ans. Mais c'est aussi un challenge pour un cinéaste.


    A quand un prochain long-métrage?


    Je suis actuellement en post-production pour un nouveau film. Qui sera classique et traditionnel. Il s'appelle Mon cousin et il y a François Damiens et Vincent Lindon dans les rôles principaux. Ce qui m'a plu dans ce projet, c'était de fabriquer un tandem. Tous deux n'avaient jamais tourné ensemble. Et je voulais voir Lindon dans une comédie enlevée. Là, il va jouer exactement ce qu'il combat dans les films de Stéphane Brizé.


    J'ai lu ici et là que depuis le sketch des Infidèles que tu as tourné avec Jean Dujardin, vous êtes les deux fâchés. Est-ce vrai?


    Pas du tout. A peine un petit froid en 2007. On s'était d'ailleurs bien amusé sur 99 francs.


    Dans quelle veine ou mouvance te situes-tu?


    Celle de l'électisme. J'essaie de faire des films différents, je n'ai pas de genre de prédilection. J'aimerais bien tourner un film de SF. En tout cas travailler sur le temps, le futur. Cela nécessite de gros budgets, donc cela augmente la pression sur les épaules. Mais Claire Denis l'a fait, Denis Villeneuve aussi. Preuve qu'on peut y arriver.


    Par le passé, certains de tes films ont eu de mauvaises critiques. Comment réagissais-tu?


    Cela fait partie du jeu, mais cela peut toucher. Parfois, je mets les mauvaises critiques sur les jaquettes vidéo de mes films.


    A présent, une question posée par ma précédente invitée, sans savoir qu’elle s’adresserait à toi. Il s’agit de Hafsia Herzi. Sa question : Qu’est-ce que tu penses de la polémique autour du voile ?


    J'ai l'impression qu'elle a déjà eu lieu. Je crois que j'en ai trop entendu parler. Je ne la suis pas trop.


    Et quelle question poses-tu à mon prochain invité ?


    Qu'est-ce que tu penses de la VR? En as-tu fait ou en feras-tu?

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