Friday 13th November 2015 (14/11/2015)

wtc.pngiTELE ou BFMTV toute la nuit, des images en boucle, sans cesse rediffusées, recommentées, surcommentées. Défilés d'experts, de témoins en pleurs qui n'ont rien vu, déclarations de François Hollande, Anne Hidalgo, Barack Obama, vidéos amateur tirées d'iPhones, toujours les mêmes. Des chiffres qui changent. Des bilans provisoires qui s'alourdissent, 18 morts, puis 30, puis plus de 40, puis 80, puis plus de 100. Quelques comparaisons, Charlie-Hebdo, le 11 septembre, Beyrouth. De la non-information noyée dans l'info. Des réseaux sociaux en surchauffe. Facebook et sa page "Attentats terroristes à Paris", qui permet aux Parisiens connectés d'annoncer qu'ils sont en sécurité. Belle initative, même saluée par Twitter, où Facebook est pourtant si mal vu. Sur les TL, naissance de plusieurs hashtags: l'émouvant #PorteOuverte, qui signale des gens prêts à en accueillir d'autres pour la nuit; le légitime #NousSommesUnis; le déjà classique #PrayForParis, rapidement décliné sur des milliers de supports virtuels. Et des internautes en pleurs, désespérés, énervés, choqués, sans voix, rassemblés, insomniaques, terrorisés, craignant le pire. Des centaines de RT pour demander des nouvelles de tel ou tel proche qui était au Bataclan vendredi soir. Visages anonymes qui passent et repassent en boucle, se relayent dans l'une des nuits les plus noires du XXIe siècle. Et partout dans le monde, des bâtiments qui prennent les couleurs de la France. Je n'en ai retenu qu'un, le World Trade Center. Parce que c'est un symbole et que nul n'est besoin d'en rajouter. #RIP

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