Zep: «Collaborer avec moi, c’est compliqué»

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zep.jpgC’était il y a quelques semaines au GIFF. Zep était invité pour présenter sa série, «La Vie de J.-C.», qui se trouvait alors en pleine diffusion sur la RTS. Le bédéaste créateur de Titeuf était bien sûr disponible pour des entretiens. Je lui ai demandé de se prêter au jeu de l’interview cash.

Récemment, ta série humoristique sur la vie du Christ, «La Vie de J.-C.», a suscité des polémiques et attisé la colère de certaines personnes. Qu’en penses-tu ?

Cela anime le débat et c’est la démocratie. Qu’on se mette à râler ne me gêne pas.

D’ailleurs, pourquoi t’es-tu lancé dans une série en plus de tout ce que tu fais déjà ?

J’écris des histoires depuis toujours. Je ne savais pas ce que ça allait donner d’écrire pour des personnages vivants. J’espère continuer. Une saison 2 ne me déplairait pas.

Celle-ci est cosignée par Gary Grenier, du reste, dont on connaît et apprécie le travail de chroniqueur sur plusieurs réseaux.

On a beaucoup de choses en commun, lui et moi. Je l’ai d’ailleurs connu quand il était gamin. Puis il m’a invité dans une émission et on est devenus potes. Sur la série, on a très vite défini qui faisait quoi.

Tu n’es pas un peu boulimique de travail ?

Je suis un ogre. J’ai besoin de prendre plein de choses. Finalement, je suis un assez mauvais collaborateur.

Tu avais aussi fait un disque et tu es assez obsédé par la musique. Dans le fond, tu n’aurais pas préféré être un vrai rocker ?

Non, car je ne suis pas fait pour la scène. Mais en ce moment, je travaille avec une chanteuse.

Que peux-tu dire de pire sur toi ?

Je ne sais pas, je suis quelqu’un de formidable. Non, plus sérieusement, j’ai tendance à grignoter l’espace. Les collaborations avec moi sont toujours compliquées.

Que peux-tu dire de pire sur moi ?

Je ne suis pas certain que ton masque s’harmonise avec ton écharpe.

Qu’est-ce que tu n’aimes pas en BD ?

Je ne suis pas fan du reportage sous forme de BD. Pour moi, la force de cet art, c’est justement la fiction.

Ton statut de star dans le domaine fait que tu as un peu ton rond de serviette dans les médias. Tu ne trouves pas ?

J’ai conscience en tout cas d’être très privilégié. Etre connu, c’est quelque chose qui ne m’a jamais gêné. Pourtant, être une personne publique, en soi, ça ne m’intéresse pas. Ceux qui m’abordent dans la rue ont en général lu les albums de Titeuf.

As-tu déjà eu envie de faire mourir Titeuf ?

Non, mais il m’est déjà arrivé d’en avoir marre de le dessiner. Cela dit, pas au point de vouloir le faire mourir.

A présent, une question posée par mon précédent invité, sans savoir qu’il s’adresserait à toi. Il s’agit de Pascal Elbé. Si c’était à refaire, que referais-tu ?

Je ferais tout différent. Je profiterais pour faire de la danse, par exemple. Tout cela pour te dire que je suis très heureux que la vie soit un one-shot, justement.

Et quelle question poses-tu à mon prochain invité ?

Qu’est-ce qui a été le pire ?

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