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  • Rosetta a-t-elle vraiment capté un son d'origine extraterrestre?

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    Non pas une image, cette fois, mais un son. Un son enregistré par le robot Philae il y a quelques jours sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko, dans le cadre de la mission spatiale Rosetta. Un peu moins de 90 secondes d'oscillations probablement émises par le champ magnétique de l'objet céleste. Celles-ci sont en réalité trop faibles pour être perçues par l'oreille humaine, puisqu'elles émettent à une fréquence entre 40 et 50 millihertz. Pour l'entendre, il a fallu accélérer 10 000 fois cette fréquence et l'adapter à notre capacité auditive, entre 20 Hz et 20 kHz. Selon l'astrophysicien Klim Tchourioumov, découvreur de la comète 67P, ces sons étranges proviennent de la forme inhabituelle de son noyau, qui produit une sorte de musique cosmique, comme un instrument.

    C'est assez troublant à entendre, même si le son a été adapté par un compositeur allemand. Troublant parce que pas très naturel, en fait. Faut-il pour autant en tirer des conclusions hâtives et parler de signal émis par des extraterrestres? Certes non. Il est même possible qu'il soit causé par le robot lui-même. Mais la propagation de cette nouvelle sur les forums et les sites du monde entier suscite forcément les théories et les commentaires les plus farfelus. Attendons de savoir ce qu'en diront les premières analyses.

    Lien permanent Catégories : Astrophysique, Sciences 1 commentaire
  • "Winter Sleep", plus grand que nature

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    Winter-Sleep.jpgPaysage magnifique pour action silencieuse. Ici une ville à flanc de colline, dans un horizon recouvert de neige, sous un ciel nuageux mais pas réellement menaçant. Toutes les maisons sont de la même couleur brun ocre, suggérant un curieux effet bichrome. Un gros rocher, peut-être dominé par les vestiges d'un château ou d'une tour, surplombe une ville d'où la vie ne semble surgir qu'au gré de petites lumières disséminées sur son flanc droit. A droite de l'image, une route, elle aussi enneigée, amorce une diagonale au centre du plan. Une camionnette, phares allumés, roule en direction de la droite. C'est le seul mouvement suggéré à l'intérieur de l'image. La couleur orange du véhicule tranche avec le reste.

    Rigueur du cadrage, beauté de la composition, ce plan de Winter Sleep est symptomatique du cinéma de Nuri Bilge Ceylan et évoque quelque part aussi le plan d'ouverture d'Uzak, l'un des précédents films du cinéaste turc. Large et majestueux, il fait office de pause et de respiration dans un film pourtant plus bavard qu'on ne pourrait le penser et surtout moins contemplatif qu'on est en droit de le supposer. Ce qu'il montre du rapport à la nature est un rien ambigu. L'homme semble ici perdu dans un monde sauvage - en l'occurrence l'Anatolie centrale - et pourtant sa présence se sent partout. Jusque dans les lignes traçant avec élégance des sentiers dans la neige et autour des habitations. Palme d'or à Cannes, Winter Sleep est une oeuvre d'esthète équilibriste.

    Winter Sleep est actuellement à l'affiche aux Cinémas du Grütli.

    Lien permanent Catégories : Cinéma, Festival de Cannes 2014 0 commentaire
  • Suisse - Lituanie : et soudain on se décrispe!

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    lituanie.jpegCette image se situe quelques secondes après le tournant du match Suisse-Lituanie (15 novembre 2014). Drmic exprime sa joie en relevant son maillot, ce qui lui vaudra d'ailleurs une sanction et un carton jaune. Juste derrière lui, on reconnaît Behrami et Lichsteiner qui accourent fêter l'ouverture du score. Que s'est-il passé juste avant? Rien de spectaculaire, sauf que la Suisse vient enfin de marquer. A la 65e minute, après une première heure de match crispée et souvent ennuyeuse. Drmic vient d'entrer en jeu, l'arbitre donne corner pour la Suisse. Le ballon arrive devant la cage, l'action est confuse, les joueurs cafouillent, mais la balle rentre dans le but. Celui-ci sera d'abord attribué à Drmic, qui place sa tête mais ne touche pas le ballon, avant que le ralenti ne vienne rétablir la vérité. C'est bien le gardien lituanien, Giedrus Arlauskis, qui l'envoie maladroitement dans ses propres filets, gêné à la fois par l'un de ses défenseurs et par Drmic.

    Le portier aura beau protester auprès de l'arbitre de touche, le but est validé. A juste titre. Ce qui décrispe la Nati. Deux minutes plus tard, suite à un autre corner, Fabian Schär récupère la balle aux six mètres et marque le deuxième. Puis un Shaquiri affamé réalise un beau doublé (80e et 90e minutes), atomisant une équipe lituanienne pourtant guère reluisante. Mais sans l'action de la 65e (ci-dessus imagée), résultante d'une confusion guère photogénique, la Suisse aurait pu en rester là, ou, pire, voir le scénario du match face à la Slovénie se réitérer. La voici désormais rassurée, Petkovic a esquissé un demi-sourire, et on se relaxe avant la rencontre amicale de ce mardi en Pologne. Pour la suite des qualifications pour l'Euro 2016, on ressortira la calculette au printemps.

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